La cour d'assises a auditionné, mardi, tous les témoins dans le cadre du procès d'Adrien Curon, accusé du meurtre de Céline Doignon, tuée à Mons de vingt-cinq coups de couteau devant sa fille de quatre ans, le 23 avril 2019. L'accusé doit également répondre d'attentats à la pudeur, d'outrages publics aux mœurs et de détention d'images à caractère pédopornographique. Les plaidoiries sur la culpabilité débuteront mercredi matin à 09h00. Il ressort des témoignages qu'Adrien Curon menait une vie normale avant les faits. Il travaillait, vivait en couple et n'était pas connu pour des faits de violence, même s'il pouvait se montrer colérique.

Certains témoins ont également déclaré qu'il avait des vues sur Céline Doignon, sa voisine, mais que celle-ci ne voyait en lui qu'un ami et que tous deux s'entendaient bien. D'autres ont affirmé qu'Adrien était excédé par Céline, qui venait souvent frapper à sa porte.

En larmes, le père biologique de l'enfant, qui a assisté au meurtre de sa mère, a déclaré que Céline Doignon avait été une bonne mère pour leur fille.

Le 22 avril, alors qu'il revenait de son travail, Adrien Curon a accompagné Céline Doignon et sa fille faire des courses à Mons. Une fois rentrés, ils sont allés dans l'appartement de l'accusé, situé au rez-de-chaussée. Tous deux ont bu et Céline Doignon a consommé la cocaïne qu'elle venait d'acheter. Une bagarre a ensuite éclaté et Adrien a poignardé Céline à vingt-cinq reprises, dans la nuit du 22 au 23 avril. Celle-ci est morte sous les yeux de sa fille de quatre ans. L'enfant a déclaré plus tard qu'Adrien avait exhibé son sexe en érection devant elle.

L'enquête a mis en évidence un profil inquiétant chez l'accusé. Ce dernier téléchargeait des images et vidéos à caractère pédopornographique et a fait l'objet de deux plaintes déposées par son ancienne voisine pour exhibitionnisme.

Les plaidoiries débutent mercredi et le débat sur la culpabilité débutera jeudi à 09h00 avec les plaidoiries des avocats des parties civiles.