Le président de la cour d'assises du Hainaut, Adrien Van der Linden d'Hoogvoorst, a accepté de poser la question de la provocation, comme l'avait demandé la défense de Christian Colpin, jugé pour l'assassinat son épouse à Mons en juillet 2018. Mercredi, en fin de matinée, Me Jean-Philippe Forgeron, avocat de la défense, a demandé à la cour de poser la question de l'excuse de provocation, qui est, en droit pénal, une circonstance atténuante. L'accusé ayant déclaré avoir vu rouge quand sa femme l'a mis au défi de mettre fin à ses jours avec le pistolet qu'il tenait en main et quand, dit-il, elle lui a avoué avoir un autre homme dans sa vie.

Les parties civiles ne se sont pas opposées à cette demande, qu'ils contestent toutefois. "Si on ose poser cette question, j'attends qu'on m'explique comment Mme Daully a cherché ce qui lui est arrivé", a déclaré Me Discepoli, avocat des parties civiles.

Le 30 juillet 2018, Christian Colpin a abattu Colette Daully - qu'il avait épousé en 1967 et qui était partie du domicile conjugal après cinquante ans de mariage - d'une balle dans la tête tirée avec son pistolet semi-automatique calibre 22 acheté au début des années 70.

Il est accusé d'un assassinat car des notes, retrouvées par les enquêteurs dans un carnet rouge, laisseraient entendre qu'il a prémédité le crime commis dans son habitation, à la rue de la Prévoyance à Mons.

Les plaidoiries sur la culpabilité ont débuté en fin de matinée avec la plaidoirie de Me Frank Discepoli, avocat des parties civiles.