Le médecin légiste et l'expert en balistique sont venus témoigner devant la cour d'assises du Hainaut, lundi, dans le cadre du procès de Christian Colpin, 75 ans, accusé d'avoir assassiné son épouse Colette Daully à Mons, le 30 juillet 2018. Selon eux, le tir ne pouvait être que mortel en raison de l'arme utilisée et de la zone visée: la tête.

Le 30 juillet 2018, vers 17h30, Colette Daully a été abattue d'un coup de feu tiré à l'arrière de sa tête, du côté gauche. La balle a traversé le tronc cérébral et s'est logée dans le côté droit du crâne. Les traces de poudre retrouvées près de l'orifice d'entrée permettent de conclure à un tir à bout portant, entre cinq et dix centimètres, a déclaré l'expert en balistique. 

Ce dernier a pu constater que l'arme du crime, un pistolet 22LR acheté dans les années 70, n'était pas défectueuse comme l'a déclaré l'accusé lors de l'instruction d'audience. Après le crime, la sécurité avait été enclenchée. 

La balle, dont la douille a été retrouvée près du cadavre, a transpercé le tronc cérébral entrainant une mort rapide. 

Christian Colpin et Colette Daully ont été mariés durant plus de cinquante ans. En novembre 2017, Colette a décidé de quitter son mari, lequel s'est lancé à sa recherche, n'arrêtant pas de l'appeler ou de l'épier. En mai 2018, elle avait accepté de lui répondre et de faire ses courses. Elle se rendait chez lui chaque jour. Les disputes étaient fréquentes. 

L'enquête a révélé que leur mariage n'avait pas été un long fleuve tranquille. L'accusé a été dépeint par les témoins comme un homme violent, égoïste et cruel, soupçonné d'avoir abusé sexuellement de ses trois filles, et volage. Contrairement à ce qu'il déclare, sa femme n'avait pas d'amant mais lui avait une maîtresse. 

Mardi, ses filles viendront témoigner devant la cour, ainsi que de nombreux autres témoins. Les témoins sont convoqués jusque mercredi matin.