Des fouilles ont été effectuées le long du canal du Centre

Cinq semaines après les faits, les deux meurtriers de Khalid Lemfadak courent toujours dans la nature. Mais peut-être plus pour longtemps… L’enquête pourrait d’ailleurs bientôt prendre un nouveau tournant. "L’enquête est toujours en cours, elle l’est même activement", confie le parquet de Charleroi qui est en charge du dossier. "Il y aura peut-être du nouveau dans les prochains jours."

Dans la nuit du 18 au 19 janvier dernier, Khalid Lemfadak, un agent de gardiennage français âgé de 37 ans, avait été froidement abattu alors qu’il était de service lors d’une soirée à Fayt-lez-Manage. Deux assaillants, cagoulés et armés de fusils de chasse, avaient déboulé en camionnette sur le parking de la salle de fête avant de tirer sur Khalid. Touché à trois reprises, l’homme était décédé sur le coup. Son collègue avait quant à lui été blessé à la hanche.

Après l’assassinat de Khalid, les deux tireurs avaient pris la fuite à bord de leur camionnette noire. La police judiciaire de Charleroi (PJF) avait alors repris le dossier tandis qu’une instruction avait été ouverte chez la juge Martine Michel, bien connue pour son travail dans les tueries du Brabant.

La juge n’avait d’ailleurs pas tardé avant de demander la diffusion d’un appel à témoins en vue d’identifier les auteurs. Ceux-ci se déplaçaient à bord d’une camionnette Mercedes Vito de couleur noire. Après les faits, les auteurs auraient pris la fuite en direction de l’autoroute E42.

Jusqu’à présent, les deux assaillants n’ont toujours pas été retrouvés mais le parquet de Charleroi précise que "toute une série de démarches ont été entreprises". Une chose est néanmoins certaine, Khalid était la cible des assaillants qui avaient choisi d’épargner son collègue. Malgré l’avis de recherche, la camionnette noire est également toujours dans la nature. "De nouvelles vérifications ont été faites, notamment le long du canal, pour essayer de retrouver le véhicule ou des indices", assure le parquet. "Mais pour le bien de l’enquête, nous ne préférons rien dire de plus pour le moment."