Le procès de Xavier Van Den Brandt, 58 ans, accusé du meurtre de Véronique Quidouce, sa compagne, a débuté lundi devant la cour d'assises du Hainaut à Mons. Un juré a demandé à être remplacé à la suite du décès d'un proche. Le jury n'est plus majoritairement féminin mais paritaire. Xavier Van Den Brandt a été placé sous mandat d'arrêt le 22 février 2019 et il est toujours détenu à la prison de Mons.

Le 11 février 2019, une sœur de la victime s'est présentée à la police pour signaler la disparition de Véronique Quidouce, 56 ans, qui vivait dans un appartement situé place des Alliés à Mons. Deux jours plus tôt, une autre sœur s'en était déjà inquiétée auprès de la police. Chez la disparue, les agents n'ont remarqué aucune trace d'effraction et tous les effets personnels de Véronique Quidouce s'y trouvaient.

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Les policiers ont pris contact avec Xavier Van Den Brandt, dernier compagnon de Véronique, par téléphone, et ce dernier leur a raconté qu'il avait rompu avec elle vers la Noël car elle lui réclamait de l'argent pour payer ses dealers, mais qu'il ne l'avait plus vue depuis et qu'il ne voulait plus en entendre parler. Cependant, plusieurs clients du café exploité par l'accusé sur la place de Chièvres ont raconté que le patron se vantait d'avoir tué Véronique.

Xavier Van Den Brandt a fait des aveux lors de son premier interrogatoire, expliquant aux policiers qu'il s'était battu avec Véronique, le 27 décembre 2018, et qu'il a serré fort son cou avec sa main droite. Il prétend que Véronique était armée d'un marteau mais aucun outil de ce genre n'a été retrouvé sur la scène de crime. Il a quitté l'appartement alors qu'elle ne bougeait plus. 

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Le 9 janvier 2019 peu avant 21h, il est retourné dans l'appartement pour voir comment elle allait mais Véronique était morte. Il a alors emballé le corps dans une couette et l'a transporté dans sa voiture garée en bas de l'immeuble. Il a balancé le corps dans un fossé rempli d'eau à environ un kilomètre de la Barrière de Spiennes, deux heures plus tard. Le corps a été découvert dans la rivière Wampe, sous le pont de la rue Point du Jour. La violence était courante au sein du couple. Le 17 janvier 2018, la victime s'était présentée à la police pour déposer plainte suite à une scène de coups qui s'était déroulée la nuit précédente. Elle avait déjà fait état d'une tentative d'étranglement.

Le procès est présidé par Adrien Van der Linden d'Hoogvoorst, conseiller à la cour d'appel de Mons. L'accusation est représentée par Marc De Brackeleer. L'accusé est défendu par Me Henry Van Malleghem, du barreau de Tournai, et Me Laura Danneau, du barreau de Mons. Les parties civiles sont représentées par Me Jérémie Berger, du barreau de Mons, et Me Julie Crowet, du barreau de Bruxelles. Le procès devrait durer une semaine.