La cour d’assises du Hainaut a condamné, jeudi, Xavier Van Den Brandt à une peine de 22 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de Véronique Quidouce commis à Mons le 27 décembre 2018 et pour des coups portés à celle qui fut sa compagne, en janvier 2018. La cour a retenu des circonstances atténuantes : l’absence d’antécédent judiciaire autre qu’en matière de roulage, la relation toxique entre le condamné et la victime, le caractère ambivalent de cette dernière, le faible risque de récidive et la reprise de contact entre l’assassin et son fils.

Le 21 février 2019, tôt le matin, Xavier Van Den Brandt, 58 ans, était arrêté à Montignies-lez-Lens chez une dame qui l’hébergeait depuis quelques semaines. Il était suspecté d’avoir tué Véronique Quidouce, 56 ans, portée disparue depuis la fin du mois de décembre. Il est passé aux aveux et a montré aux enquêteurs où se trouvait le corps. Il a été repêché dans les eaux froides de la Wampe, non loin de la barrière de Spiennes, en périphérie de Mons.

Placé sous mandat d’arrêt et inculpé de meurtre, Il avait déjà fait l’objet d’une plainte déposée par la victime en janvier 2018 pour des coups. La nuit du 16 au 17 janvier, il avait tenté de l’étrangler mais il lui a fait du bouche-à-bouche alors qu’elle avait perdu connaissance.

Onze mois plus tard, il n’a pas tenté de la sauver après l’avoir étranglée une nouvelle fois. Il a pris la fuite et est revenu deux semaines plus tard dans l’appartement de la place des Alliés à Mons pour se débarrasser du corps. Il a embarqué le chien de la victime afin que ce dernier n’hurle pas à la mort et en vienne à attirer l’attention des voisins.

Xavier Van Den Brandt a été renvoyé devant la cour d’assises pour répondre des coups et d’un meurtre. Toutefois, à la suite des débats, l’accusation a souhaité poser la question de la préméditation. Pour les jurés, Xavier Van Den Brandt est un assassin car son crime était préparé. À plusieurs reprises, devant témoins, il a déclaré qu’il allait tuer Véronique. A l’un d’eux, il a même parlé d’une strangulation et d’un corps jeté dans le canal.

Véronique n’était plus la poule aux œufs d’or.

De plus, il avait passé la journée du 27 décembre avec la victime alors qu’il avait annoncé, deux jours plus tôt, leur rupture. Enfin, Véronique n’était plus une poule aux œufs d’or pour l’accusé car elle avait dépensé, en quelques semaines, une somme de 35.000 euros qu’elle avait reçue pour offrir notamment des vacances dans le Sud à Xavier Van Den Brandt car ce dernier voulait voir son fils.

Dans son arrêt, la cour a retenu l’extrême gravité des faits, le fait que le cadavre de Véronique ait été vulgairement jeté dans l’eau, mais aussi le casier judiciaire de l’assassin qui ne contient que des infractions en matière de roulage, la relation toxique entre les deux amants, le caractère ambivalent de Véronique, le faible risque de récidive et la reprise de contact entre Xavier Van Den Brandt et son fils.