Il a été interpellé par la police avant d'être emmené au commissariat.

Scène assez surréaliste ce jeudi matin du côté de la rue Achille Legrand, sur le site du CPAS de Mons. Vers 10 heures, un homme d'une trentaine d'années a profité de l’inattention des ouvriers du chantier de la crèche Bouzanton pour grimper tout en haut de la grue. Ce qui est évidemment interdit. La police a rapidement établi un périmètre de sécurité tandis que les pompiers de Mons et de La Louvière ont rejoint les lieux.

Aucune intervention n’a toutefois été menée. De nationalité irakienne, l’homme ne parle pas français. Les discussions ont donc été compliquées mais il refusait clairement de négocier avec la police et menaçait de se suicider en cas de tentative d'intervention.

Toujours est-il que les heures se sont écoulées durant toute la journée mais l’homme n’a pas daigné bouger, malgré l’inconfort, la faim et la soif. Un négociateur et des membres des forces spéciales d'intervention de la police fédérale sont venus en renfort en début d’après-midi. "Aidé d’un traducteur, le négociateur a été en contact avec lui", explique Nicolas Martin, le bourgmestre de Mons.

L'individu a tout de même émis des revendications. "Il demandait à voir ses deux enfants dont il vient de perdre la garde", confie Marie Meunier (PS), présidente du CPAS. "Son ex-compagne est bénéficiaire au CPAS de Mons et il ne voulait descendre que s'il voyait ses enfants."

C’est là que le négociateur est entré en action. "Il lui par exemple expliqué que les lois en Belgique n’étaient pas les mêmes qu’en Irak", ajoute le bourgmestre. "Notamment en matière de garde d’enfants. Il a essayé de le ramener à la raison. On lui a aussi dit que le CPAS de Mons n’était pas décideur pour ce genre de choses."

La mère de ses enfants et lui sont actuellement en procédure de séparation. C’est ce qui l’a poussé à se mettre dans cette situation. Selon nos informations, l'homme a aussi récemment menacé de mort l'agent du CPAS de Mons en charge du dossier de son ex-compagne.

Finalement, ce n’est qu’à 21h15 que l’Irakien est descendu de son propre chef. "Il a directement été interpellé par nos équipes restées sur place en observation discrète", explique le commissaire Borza, directeur des opérations de la police de Mons/Quévy. "L’interpellation s’est déroulée sans incident. L’intéressé a été privé de liberté et le parquet avisé de l’interpellation. La zone de police a procédé à son audition afin de connaitre les raisons exactes de son geste et mettra en branle les services sociaux de la ville de Mons, si besoin."