Mons

Un véhicule avait été installé sur les marches du beffroi, indignant de nombreux montois.

Toutes les publicités ne sont pas forcément bonnes à prendre… C'est probablement la leçon que retiendra le concessionnaire Jaguar Land Rover de Mons. Pour présenter son nouveau modèle, le Range Rover Evoque, le garage avait conclu un partenariat avec le Beffroi de Mons et installé sur ses marches le véhicule.

Si la démarche était pour le moins originale, elle a surtout provoqué l'indignation de nombreux montois. Sur la toile notamment, les critiques ont fusé. “ Le message est-il : possède ta Jaguar et tout est permis ? Délibérement choquant sans doute ”, commentait une internaute. “ Salut, on est des gros beaufs et non-contents de polluer votre air, on vient également polluer vos espaces historiques ”, ironisait un autre.

Plusieurs élus sont également montés au créneau. Samuël Quiévy, conseiller communal Ecolo à Mons, a ainsi interpellé l'échevin en charge du patrimoine. “ Au-delà de la privatisation momentanée de l'espace public, je suis également interpellé, et outré à titre personnel, de la mise en scène qui a été faite sur les escaliers du beffroi ”, a-t-il écrit. “ Faut-il rappeler que ce parvis fait partie intégrante du périmètre Unesco ? ”

De son côté, l'échevine Ecolo Catherine Marneffe est intervenue dans le débat pour “ confirmer que la ville n'a rien autorisé ”, ajoutant que le dossier était confié aux mains de la police. D'autres citoyens et groupements ont eux aussi réagi, à l'instar du Gracq : son président estime que “ nos villes sont déjà au quotidien de véritables égouts à voitures. ”

De son côté, le concessionnaire regrette le battement médiatique. “ Nous avons obtenu un accord avec la conservatrice du site du Beffroi. Nous sommes vraiment désolés de l'ampleur que tout cela a pris ”, commente une employée. “ Notre volonté n'a jamais été de choquer, nous n'avions aucune mauvaise intention. ”

L'événement “ Hello Evoque ” organisé ces samedi 16 et dimanche 17 mars semble avoir rencontré un joli succès. “ Les gens qui en ont profité pour visiter le site du Beffroi semblaient ravis, les retours étaient positifs. À Bruxelles, Charleroi ou Namur, les réactions ont également été positives. À l'avenir, nous y réfléchirons à deux fois et nous n'oganiserons peut-être plus rien dans le centre-ville de Mons. ”