Mons

Dans la Cité du Doudou, Bouchez le libéral est favorable à cette mesure et De Jaer l'Ecolo s'y oppose. Le monde à l'envers?

Plusieurs villes européennes, à l’instar de Bruxelles, ont mis en place dans certains quartiers des zones à basses émissions. Concrètement, les véhicules les plus polluants, tels que les vieux moteurs diesels, ne sont pas autorisés à circuler dans ces zones.

En Wallonie, un décret du ministre Carlo Di Antonio va permettre aux communes qui le souhaitent d’instaurer de telles zones. Mais Mons ne devrait pas saisir cette opportunité. Dans la Cité du Doudou en effet, c’est un libéral qui défend cette mesure apparemment écologique. Et c’est une Ecolo qui s’y oppose. Le monde à l’envers ?

Ce type de mesure va améliorer la qualité de vie, la qualité de l’air et la qualité visuelle de notre centre-ville”, prédit le conseiller de Mons en Mieux. “Ce sont les véhicules diesels de première génération qui sont visés, ça reste assez restreint. Tout comme le périmètre de la zone à basses émissions. Nous sommes sur l’hyper-centre de Mons, à l’intérieur des anciens remparts. C’est encore plus restreint que l’intra-muros. Nous n’allons donc pas empêcher les gens de circuler en ville évidemment.

Mais pour Charlotte De Jaer, Mons n’a pas le profil. “Ca se fait dans certaines grandes villes européennes, mais aucune étude démontre que ce serait intéressant pour une ville comme Mons”, réplique l’échevine de la Mobilité. “Pour nous, l’important n’est pas de choisir quels types de voitures vont rentrer en ville, mais plutôt de diminuer le nombre de voitures, tout simplement. C’est possible en misant davantage sur les transports en commun et la mobilité douce. Pour cela, nous attendons de la Région wallonne qu’elle nous aide à adapter les grands axes qui entrent dans la ville. Ce serait plus utile que des zones à basses émissions, d’autant plus que ces zones pénalisent les plus précarisés.