C'est un projet qui a été mis sur pied par l'asbl Parents d'enfants victimes de la route. La charte SAVE invite ceux qui l'adoptent à renforcer les mesures en faveur de la sécurité routière. En juin, elle avait été proposée au conseil de police de la zone Mons-Quévy par Opaline Meunier et Guillaume Soupart, conseiller MEM, Pierre-Yves André, conseiller CDH, ainsi que Vincent Wambersy, conseiller MR+ à Quévy. Sans succès.

Le président de la zone, le bourgmestre Nicolas Martin, et le chef de corps, Jean-Hubert Nicolay, avaient en effet expliqué que dans les faits, bon nombre des engagements proposés par la charte SAVE étaient déjà appliqués. Ce qui coinçait au niveau de la police, c'est que l'adoption de la charte aurait eu un effet trop contraignant sur l'affectation du personnel. Si avec sa casquette de président de la zone, Nicolas Martin avait donc recalé le texte, il laissait la porte ouverte avec sa casquette de bourgmestre pour une adoption au niveau de la Ville de Mons.

MEM l'avait alors proposé en motion au conseil montois. Huit mois plus tard, voilà donc la charte SAVE qui repasse conseil communal et qui sans surprise, a été approuvée par l'ensemble des élus.

Concrètement, la charte propose de remplir un ou plusieurs des sept objectifs répertoriés comme réaliser un diagnostic de la sécurité routière, adapter la politique de la mobilité aux enfants et aux jeunes ou améliorer l’accueil des victimes de la route. Le projet a été lancé en 2012 et a déjà été adopté par une quarantaine de communes, dont Jurbise et Saint-Ghislain dans la région. Mons devrait donc venir s'ajouter à la liste.