Les piscines deviennent une denrée rare dans la région de Mons-Borinage. La députée MR Jacqueline Galant s'en est inquiétée auprès du ministre wallon des Infrastructures sportives. Entre celles qui sont en travaux, les fermetures définitives et les annonces de réparation, plus d'un baigneur risque de se retrouver le bec dans l'eau.

Jacqueline Galant rappelle ainsi que les bassins de Cuesmes et Saint-Ghislain sont en chantier, à la faveur du Plan Piscines décidé par le gouvernement wallon en 2018. "Parallèlement, la piscine de Boussu a fermé définitivement, comme celle de Flénu il y a une dizaine d’années", indique la députée-bourgmestre de Jurbise. "Celle de Colfontaine est en travaux tandis que celle de Quaregnon devrait fermer bientôt pour des travaux également."

La piscine de Quaregnon devrait fermer tout au plus 40 jours durant l'hiver. Et celle de Colfontaine devrait rouvrir début 2022 au plus tard. Mais la consolation est bien maigre face au manque criant d'infrastructures. Et durant cette période, les 250.000 habitants de Mons-Borinage devront composer uniquement avec les huit couloirs du Lago à Mons, piscine gérée en partenariat public-privé, mais également impactée par les mesures liées à la pandémie.

Le ministre Jean-Luc Crucke se dit bien conscient du problème, mais rappelle que sans Plan Piscines, certains bassins n'auraient probablement pas rouvert leurs portes. Il explique en outre que son administration cherche des solutions alternatives pour financer d'autres piscines, "mais force est de constater que nous ne pouvons pas tout faire." D'autant plus que la priorité va être de rénover les infrastructures sinistrées par les inondations. Une enveloppe de 79 millions d'euros est tout de même prévue dans le plan de relance pour améliorer les performances énergétiques des infrastructures sportives, y compris les piscines. Un appel à projets sera lancé prochainement.

Plus que jamais, le ministre wallon plaide la supracommunalité pour gérer les piscines. "Que ce soit pour la programmation des investissements, la gestion des ressources humaines et des coûts liés à l'ensemble des piscines, ou même par rapport aux travaux qui doivent être programmés, une approche supracommunale démontre tout son intérêt."

Pas besoin de prêcher une convaincue comme Jacqueline Galant qui rappelle qu'auparavant, les intercommunales géraient les piscines avant que la balle soit renvoyée aux communes. La tendance semble s'inverser à nouveau. Boussu ne devrait ainsi pas faire cavalier seul, mais avancer avec ses voisins de Dour, Honnelles, Hensies et Quiévrain pour un nouveau bassin.