Offrir aux citoyens un espace public propre et de qualité, c'est une priorité de la Wallonie qui est partagée par de nombreuses communes. Elles étaient d'ailleurs 151 à avoir répondu à l'appel à projets de la ministre Tellier pour obtenir un soutien financier en vue d'acquérir des caméras qui aideront à pincer les pollueurs coupables d'incivilités en tout genre.

Sur base d’un dossier solidement étayé, mettant en avant les emplacements potentiels identifiés pour être équipés d’une caméra et la manière dont elles vont s’organiser pour exploiter au mieux les images fournies, 91 communes ont été retenues. Dans la région de Mons-Borinage, on compte Dour, Frameries, Hensies, Honnelles, Jurbise, Lens, Mons, Quaregnon, Quévy et Saint-Ghislain. Ces communes vont ainsi recevoir un montant maximum de 25.000 euros. Elles auront jusque juillet 2022 pour installer les caméras (fixes ou mobiles) sur leur territoire. Au total, c'est un budget de 1,8 million d'euros qui a été débloqué par la ministre pour soutenir le projet.

Cette installation de caméras de surveillance est encadrée par un guide juridique et technique réalisé par l’asbl BeWaPP. Ces caméras doivent être destinées à la propreté publique et l’utilisation des images répond bien entendu aux conditions de la Loi sur les caméras de surveillance, notamment en ce qui concerne le respect de la vie privée. Gare aux contrevenants, les amendes wallonnes ont été doublées pour les incivilités les plus courantes. Jeter dans la nature son mégot, son chewing-gum, sa canette ou même son masque buccal peut désormais coûter 200 euros!

Au-delà de la sanction, les autorités misent aussi sur le rôle dissuasif des caméras et mènent de nombreuses actions de prévention. “Nous multiplions les projets pour tendre vers le zéro-déchet. Par ailleurs, la lutte contre la malpropreté publique comprend également des actions de sensibilisation, d’éducation, de participation citoyenne et de développement de solutions concrètes proposées aux habitants afin de se débarrasser aisément de leurs déchets quand ils se trouvent dans l’espace public. Il n’y a donc plus d’excuses : la Wallonie n’est pas une poubelle et il est temps que les malpropres le comprennent !", conclut Céline Tellier, ministre wallonne de l'Environnement.