Seules les ambulances des zones de secours ou de la Croix-Rouge peuvent utiliser les sirènes

Ces derniers temps, circuler dans la région montoise, notamment aux heures de pointe tant sur le réseau autoroutier que secondaire, relève du parcours du combattant. Pour se faufiler dans les bouchons, certains usent et abusent d’astuces pas toujours réglementaires. C’est notamment le cas de certains conducteurs d’ambulances privées, qui n’hésitent pas à actionner gyrophares et sirènes pour se frayer un chemin, tant bien que mal.

C’est là que le bât blesse. Car la pratique est illégale. Les ambulances privées étant utilisées pour le transport de patients et n’étant pas destinées à effectuer des missions d’urgence (sauf réquisition, ou cas particuliers, NdlR), l’usage du gyrophare et surtout de la sirène est proscrit. "En réalité, les ambulances privées doivent se soumettre au Code de la route, comme tout autre automobiliste. Elle peut activer son gyrophare, mais pas la sirène, et respecter le Code", confie Bertrand Caroy, le responsable du service circulation routière de la police boraine, qui connaît bien la problématique. "Effectivement, nous avons déjà dû sévir, à de nombreuses reprises d’ailleurs. Sur le territoire de la zone boraine, nous remarquons que nos actions ont payé, puisque les ambulances privées respectent le Code."

En revanche, sur l’autoroute, actuellement en travaux, ou dans le centre de Mons aux heures de pointe, c’est une autre histoire. Les ambulances n’hésitent pas à actionner sirènes et gyrophare et forcer le passage dans les embarras de circulation. "Le souci, c’est que l’on ne sait pas ce qu’il se passe à l’intérieur d’une ambulance. Il faut donc toujours la laisser passer, dans le doute. En revanche, il ne faut pas hésiter à signaler ce genre d’abus, simplement en contactant par mail par exemple un service de police, pour nous alerter de ces pratiques dangereuses."

Dangereuses, non seulement parce que certains n’hésitent pas à forcer le passage à toute allure, mais surtout parce que beaucoup d’automobilistes banalisent du coup l’usage des signaux de secours et risquent de ne plus laisser un véhicule prioritaire qui, lui, est réellement dans l’urgence.