Le PS a la main dans le sud du pays et compte bien inverser la vapeur pour répondre à une grosse demande de Mons-Borinage.

Côté francophone, c’est le PS qui a la main. Même si les socialistes perdent des plumes, ils restent la première formation au sud du pays. À l’instar de son président Elio Di Rupo qui perd quelques voix de préférence mais réalise le deuxième taux de pénétration à la Chambre, tous partis confondus et juste derrière Théo Francken.

"Le plus important, c’est le succès collectif. Au PS, on ne gagne jamais seul", commente Elio Di Rupo. "Mais c’est clair que c’est toujours plus agréable d’avoir un résultat personnel positif. C’est une reconnaissance qui me touche."

Pour l’heure, les socialistes prennent donc les devants en région wallonne où Elio Di Rupo va entamer des consultations dès mercredi. De quoi entrevoir un changement à l’Élysette qui aurait un impact sur le fief montois du président socialiste ?

En campagne en effet, le PS n’a pas manqué de souligner comment les gouvernements de centre-droit, à Bruxelles ou à Namur, avaient selon eux délaissé la région de Mons-Borinage. On pense notamment au missile lancé par le bourgmestre de Mons, Nicolas Martin, contre Alda Greoli quelques jours avant le scrutin. On pense aussi naturellement au fameux Schéma de Développement du Territoire (SDT), un texte fondateur pour l’avenir de la Wallonie et concocté par Carlo Di Antonio.

Dans cet outil qui dessine les contours wallons à l’horizon 2020, la région de Mons-Borinage se plaignait de ne pas être reconnue à sa juste valeur et revendiquait la place de troisième pôle, derrière Liège et Charleroi. En vain. Namur complète le podium et le texte a été avalisé par le gouvernement wallon jeudi dernier.

Mais le SDT n’est pas gravé dans le marbre. "Avec le gouvernement MR-CDH, on avait le sentiment à Mons-Borinage qu’on ne prenait pas assez en compte le fait que nous étions une agglomération de 250.000 habitants qui méritait d’être considérée comme une grande métropole à l’instar de Liège et Charleroi", relève Elio Di Rupo, avant de conclure que le SDT pourrait "très certainement" être modifié.