L’année 2020 aura été particulière à plus d’un titre. Les refuges ont aussi dû composer avec la crise sanitaire et ses conséquences. Si la vie s’est arrêtée – ou presque – plusieurs mois durant, le bien-être animal est quant à lui resté un combat permanent… Qu’il a parfois été difficile de remporter face à la cruauté.

Du côté de l’Arche de Noé, situé à Maisières, le confinement a eu des répercussions sur les chiffres. "Le bilan chiffré n’a pas encore été arrêté mais on a enregistré entre 200 et 250 adoptions de moins en comparaison avec l’an dernier", précise Stella Macris, directrice. "Cette diminution est notamment liée au fait que nous nous sommes montrés extrêmement sévères pendant le confinement."

Objectif, éviter les adoptions irréfléchies et, in fine, le retour des animaux en refuge. "Notre priorité est restée et restera toujours le bien-être des animaux que nous plaçons en famille. D’autant plus que nous accueillons énormément de malinois et de staff, qui sont moins recherchés par les familles. Cette spécificité a forcément un impact sur le nombre d’adoptions conclues."

En matière d’abandons, les chiffres sont restés globalement stables. "Nous avons bien ressentis quelques pics à la fin du premier confinement mais rien d’extraordinaire puisque désormais, les abandons ont lieu toute l’année." Le refuge montois, actuellement en travaux, débutera en tout cas l’année avec des cages remplies et toujours le souhait de trouver les meilleurs adoptants pour leurs protégés.

Une volonté naturellement partagée par l’équipe de l’Etoile de Bonté. "Nous avons constaté que les adoptions étaient en hausse mais les chiens ne sont pas pour autant revenus chez nous à l’assouplissement des mesures ou lors des départs en vacances, moins nombreux mais toujours possibles." Le refuge espère ne pas connaitre un effet boomerang en 2021 mais a bon espoir que toutes les adoptions réalisées en 2020 resteront définitives.