Depuis près d’un an, les maisons de jeunes sont à l’arrêt. Pourtant, de nombreux adolescents souffrent énormément de la crise sanitaire. Pour leur venir en aide, les Centres de Jeunes Belges francophones ont décidé de se mobiliser.

À travers le pays, plusieurs actions ont vu le jour. Des photos, des vidéos, des phrases chocs, tous se sont mobilisés pour aider ces jeunes en souffrance. "Psychologiquement, ils souffrent de plus en plus", témoigne Pierre Davoine, animateur à la maison de jeunes de Cuesmes. "Ils sont en demande de retrouver leur troisième lieu de vie après l’école et la maison."

Les différentes maisons de jeunes du collectif ont donc voulu montrer leur présence. À la MJ Le Terrier à Aulnois, les animateurs ont organisé une séance photos avec les plus de 13 ans. "Ils ont pu, à travers ces photos, faire part de leurs problèmes d’isolement, de contacts sociaux et de perspectives", explique Alexandre Leroy, coordinateur de la MJ Le Terrier Aulnois. Ensemble, le collectif a également réalisé une vidéo reprenant des témoignages et des photos. "Nous avons également reçu d’un collectif de Liège des masques avec des revendications et des slogans que les jeunes ont mis pour faire la vidéo", détaille Pierre Davoine.

Si le but premier de cette action est d’interpeller la ministre Valérie Glatigny face aux douleurs des jeunes, les maisons de jeunes veulent aussi montrer à leurs adhérents qu’elles sont toujours là pour eux. "Aujourd’hui, l’idée c’est surtout de dire qu’on a besoin de rouvrir pour renouveler du lien, remettre du contact et surtout faire un état des lieux de nos jeunes pour voir comment ils vont", poursuit le coordinateur de la MJ Le Terrier.

Pour le moment, seuls les enfants de 12 ans peuvent se rendre dans ces maisons de jeunes. Les adolescents de 13 à 18 ans peuvent, en petit groupe, participer à des activités uniquement extérieures. "Les conditions sont vraiment très drastiques. Avec l’hiver, c’était peut-être plus dangereux de faire des activités à l’extérieur que de les accueillir dans la maison avec des gestes barrières et toutes les précautions", explique Alexandre Leroy. Les plus de 18 ans, eux, ne peuvent participer à aucune activité.

Partout en Wallonie, d’autres mobilisations ont été menées. Un appel qui a été lancé par les maisons de jeunes et des adolescents pour montrer leurs souffrances et leur envie de recréer du lien social.