Une première phase qui devrait appeler un plan d’action global pour s'attaquer au problème.

L’humidité est un problème qui touche bon nombre de sociétés de logement et Toit&Moi ne fait pas figure d’exception. Mais l’immobilière sociale active sur Mons, Quévy, Frameries et Colfontaine semble bien décidée à prendre le problème à bras-le-corps. Son plan stratégique 2019-2024 qui sera soumis dans quelques semaines au conseil d’administration devrait ainsi intégrer un "cadastre humidité". L’idée est de pouvoir planifier un plan d’action global pour les 5 300 logements plutôt que de travailler au cas par cas.

" La société immobilière reste très attentive à chaque situation mais aujourd’hui les services techniques les traitent au cas par cas ", indique John Joos, président de Toit&Moi. "Ce qui implique plus de travail pour les équipes et entraîne parfois des situations irritables pour les locataires qui doivent patienter malgré l’irréprochable travail des équipes techniques. Au vu des problèmes récurrents et du nombre d’interpellations des habitants qui nécessitent des solutions bien différentes en fonction du type d’humidité et de logements, nous avons décidé sous les propositions du directeur technique d’intégrer un "cadastre humidité" dans notre plan stratégique. Celui-ci aboutira à un large plan d’action comme celui qui a été mené avec succès pour la sécurisation du parc. "

La solution aux problèmes d’humidité devrait notamment passer par la collaboration avec les locataires de Toit&Moi. "Les problèmes d’humidité peuvent dépendre d’une série de facteurs comme les spécificités du terrain, la date de construction ou les matériaux utilisés , poursuit John Joos. Les habitudes des locataires peuvent également entrer en compte. Pour donner un simple exemple, passer d’une maison à un appartement sollicite un changement d’habitudes notamment en ce qui concerne l’aération quotidienne de son habitat. Souvent, nos locataires sont ancrés dans leurs habitudes et nous réglons majoritairement les problèmes en expliquant les bonnes pratiques. 95 % des cas sont résolus par la prévention. Il nous faut donc généraliser la prévention par une meilleure information auprès des habitants. "

Le plan d’action qui fera suite à cet inventaire devrait être lancé en 2020. " Pour le moment, nous restons dans l’inconnue. Tout va dépendre des résultats de cet inventaire. Certains problèmes pourront être réglés par la prévention. Mais il faudra aussi trouver des moyens pour régler les problèmes de logement. Ça fera également partie de notre travail de trouver les budgets nécessaires. "