Mons

Selon lui, il n'est pas acceptable de laisser se développer une telle formation politique "sans réagir, avec le risque de le banaliser une telle attaque à nos droits fondamentaux"

Le chef de file "Mons en Mieux", Georges-Louis Bouchez (MR) frappe avec une nouvelle proposition choc dans la Cité du Doudou. Ce mardi matin, il dépose une motion visant à demander au bourgmestre Elio Di Rupo (PS) d'adopter un arrêté de police interdisant les rassemblements, quelqu'en soit la taille, du parti ISLAM sur le territoire montois.

Les motifs évoqués sont notamment "le risque pour l'ordre public" et la nécessité de lutter contre ce parti "avec la force du discours et des valeurs démocratiques," relève Sudpresse.

Le 6 avril dernier, le parti ISLAM a en effet annoncé son intention de présenter une liste aux élections communales à Mons. Selon Bouchez, ce parti "slalome en permanence avec les propos provocateurs" visant "à brouiller les pistes mais surtout à éviter les condamnations en Justice. Au travers d'un programme relativement large, détaillé et parfois original cache dans de fins interstices une philosophie dangereuse, attentatoires à nos libertés", indique Georges-Louis Bouchez.

"Cela peut passer par des propositions liberticides comme l'interdiction des piercing et tatouages, la fin de l'euthanasie ou de l'avortement à une ambition beaucoup plus dangereuse, non indiquée dans le programme consultable sur leur site mais clairement revendiquée, d'instaurer la Charia en Belgique ainsi qu'un Etat islamique."

Du côté du parti ISLAM, le conseiller à Molenbeek, Lhoucine Ait Jeddig, a précisé à Sudpresse que "ces réactions démontrent qu’on n’est pas dans un état démocratique. Il faut être ouvert d’esprit. Chacun a droit à sa liberté d’expression. Les autres partis politiques, par ce genre de réaction, nous montrent qu’ils ne sont pas Charlie en fait."

Selon la motion, l'arrêté qui interdirait le rassemblement aurait pour objectif d'empêcher "le recrutement et le développement" du parti ISLAM. En outre, si la ville de Mons venait à valider la motion, Bouchez veut permettre le vote de ce texte dans l'ensemble des conseils communaux de la région ainsi que dans les Régions bruxelloise et flamande.