La canicule sévit sur le pays depuis plusieurs jours. Les vagues de chaleur représentent toujours un défi à relever pour les maisons de repos qui abritent un public fragilisé. Mais en cette période de covid, gérer la canicule peut vite tourner au casse-tête. Impossible par exemple de placer des ventilateurs quand les résidents sont regroupés, car l'air brassé peut favoriser la transmission du virus.

Pour dépasser cette mauvaise alliance entre covid et canicule, le CPAS de Mons a pu compter sur les conseils du CHU Ambroise-Paré. En effet, le protocole mis en place par l'hôpital dans son service gériatrie a été appliqué dans les maisons de repos de Bouzanton et d'Havré.

Les résidents prennent ainsi des bains plus régulièrement. Ils sont regroupés dans des pièces plus fraîches à certains moments de la journée. Les brumisateurs sont fort utilisés. Les ventilateurs peuvent l'être aussi, mais seulement en chambre individuelle, portes fermées.

"Il faut être toujours vigilant. Si un cas de covid est suspecté par exemple, il n'est plus possible de rassembler les résidents dans une pièce plus fraîche avant d'avoir les résultats des tests. C'est un équilibre délicat, un véritable défi pour nos équipes qui sont sur le pied de guerre depuis le début de la crise sanitaire et qui continuent à abattre un travail exceptionnel", relève Marie Meunier, présidente du CPAS. "Nous ne prenons par ailleurs aucun risque avec nos résidents. Dès que des signes de déshydratation apparaissent, ils sont envoyés à l'hôpital par sécurité. Il y a déjà eu quelques allers et retours comme ça. Heureusement, il n'y a jamais eu de complications. Mais nous ne voulons prendre aucun risque."

Notons que cette collaboration entre le CPAS et le CHU Ambroise-Paré n'a finalement rien d'étonnant. Pour rappel, en 2021, les maisons de repos, les crèches et les services d'aide à domicile dépendant du CPAS de Mons passeront dans le giron du CHU.