Après les résidents et les équipes des maisons de repos, après le personnel soignant, c'est au tour des plus de 65 ans et des plus de 45 ans présentant des facteurs de comorbidité de passer par la campagne de vaccination.

Plusieurs centres régionaux ont ouvert leurs portes lundi dernier en Wallonie pour administrer à grande échelle l'antidote tant attendu contre la pandémie de coronavirus. Le déroulement de cette campagne est crucial pour sortir de la crise sanitaire. Bon nombre de communes veulent mettre toutes les chances de leurs côtés pour relever le défi. Des taxis sociaux sont ainsi proposés pour conduire aux centres de vaccination les personnes qui auraient des difficultés à se déplacer.

C'est le cas notamment à Mons, Saint-Ghislain ou encore Estinnes. Dans cette dernière commune d'ailleurs, le transport et l'accompagnement des aînés sont mis en place par le Plan de Cohésion sociale qui a lancé un appel aux bonnes âmes pour constituer une réserve de chauffeurs bénévoles.

Le démarrage de cette campagne n'a pas été le même partout. À Mons par exemple, il a commencé sur les chapeaux de roues tandis qu'à Binche, le centre peut encore monter en puissance pour atteindre sa pleine capacité. La polémique autour du vaccin Astrazeneca en aura peut-être découragé certains. Mais l'avis positif de l'agence européenne du médicament et la reprise de l'administration de ce produit chez nos voisins pourront peut-être convaincre les indécis. Le transport vers les centres de vaccination ne sera en tout cas pas un frein dans la région.