Mons

De Jolimont à Epicura en passant par Saint-Joseph, la mobilisation prend différentes formes.

Ce 25 juin marque le déjà quatrième mardi des blouses blanches, c’est-à-dire la mobilisation du personnel de santé en vue de mettre en lumière le ras-le-bol et de dénoncer la pression et les mauvaises conditions de travail dans le secteur des hôpitaux, des maisons de repos ou encore des soins à domicile.

Sur le terrain, de nouvelles actions ont donc été organisées. À Jolimont, au CHR Haute-Senne, à Saint-Joseph, au centre psychiatrique Saint-Bernard à Manage, au CHR de Boussu et de Mons, chez ASD Hainaut Picardie (Mons) ou encore sur le site EpiCURA d’Hornu, le personnel s’est rassemblé, des autocollants ont été distribués, des informations dispensées.

© DR

« C’est le quatrième mardi de mobilisation et nous cherchons une façon de la maintenir. Il s’agit jusqu’ici d’actions symboliques. Le secteur des soins de santé est un secteur qui prend beaucoup sur lui, qui n’initie que peu d’actions. Mais aujourd’hui, les travailleurs s’expriment car ils sont arrivés à un stade où la situation est difficile supportable », explique Julie Coumont pour la CNE.

Difficile aujourd’hui de dire sous quelle forme la mobilisation se poursuivra cet été et à l’horizon du mois de septembre. « Nous agissons en front commun syndical et espérons être enfin entendus. Nous estimons que c’est aujourd’hui que nous avons le plus de probabilité de d’être car les discussions en vue de former les différents gouvernements sont toujours en cours. »

Si aucune avancée n’a pu être obtenue dans les prochaines semaines, le ton devrait se durcir et une grève pourrait être envisagée à la date du 25 octobre prochain. « Nos interpellations s’adressent à deux interlocuteurs : le monde politique d’une part et les employeurs d’autre part. Tous ont des responsabilités à prendre pour améliorer les conditions de travail de l’ensemble du personnel. »

Rappelons que les travailleurs dénoncent les coupes budgétaires instaurées dans le secteur mais aussi le non-respect de certains engagements, notamment en matière de formation, de stabilité des contrats et d’horaires ou encore de congés. Pour beaucoup, la coupe est pleine.