Autoroute, route de Wallonie, carrefour aux entrées de la ville… Une dizaine de chantiers paralysent la circulation automobile

C’est la grosse pagaille depuis ce lundi à et aux abords de Mons sur les routes. Les automobilistes pestent sur les réseaux sociaux. Et pour cause, les chantiers de réfection des voiries sont multiples et se concentrent sur les quinze derniers jours du mois d’août. Au programme ? Des déviations à gogo, des chaussées fermées pour plusieurs jours, des entrées d’autoroute barrées, une partie du ring fermée… et beaucoup d’embarras de circulation. N’oublions pas les automobilistes non avertis qui se perdent entre les déviations. Il n’a pas fallu deux jours pour que le sujet "travaux" fâche et suscite les réactions.

En première ligne, le chef de file MR dans l’opposition, Georges-Louis Bouchez, manifestement agacé par pareil chaos. "Qu’il y ait des travaux de réfection des routes, c’est normal quand on voit l’état de notre réseau", concède-t-il. "Mais à Mons, tous les travaux se font en même temps. Pour aller de Jemappes à Obourg, il m’a fallu plus d’une heure et j’ai recensé une dizaine de chantiers. C’est tout bonnement insupportable !"

En vrac , citons les travaux sur l’autoroute au niveau des échangeurs qui desservent le centre commercial et le complexe cinématographique ainsi que le zoning de la Porte du Parc, le tronçon Ghlin/Baudour de la route de Wallonie ou encore la réhabilitation de l’autoroute E42/A16 entre Hautrage et Roucourt qui doit commencer d’ici quelques jours. À cela, il faut aussi ajouter les chantiers privés qui pullulent dans le centre-ville de Mons. "On passe d’une déviation à l’autre, il n’y a plus de solutions alternatives ou alors elles sont coûteuses en temps. Comment se fait-il qu’il n’y ait pas une meilleure coordination et planification de ces travaux ? Rationnellement, qui peut lancer autant de chantier frontalement et simultanément, la seconde quinzaine d’août et en étant pas certains qu’ils seront terminés pour la rentrée scolaire."

Même les GPS s’y perdent. "C’est pire qu’un labyrinthe d’une part pour les Montois et d’autre part pour ceux qui ne connaissent pas Mons. C’est une catastrophe au niveau de la mobilité de la Ville. Il est impossible sur certains axes de faire la jonction entre le Grand Large et le centre-ville. Mons est coupée en deux avec ceux qui connaissent et ceux qui ne connaissent pas. Pour une ville qui se dit touristique, c’est franchement lamentable."

Des déviations sont mises en place mais elles ne sont pas évidentes à suivre jusqu’au bout. Automobilistes, prévoyez donc d’adapter votre temps de parcours.

L'échevin Lafosse: "C'est un pire pour un mieux!"

À la Ville de Mons, l’échevin de la Mobilité, Pascal Lafosse (PS), est conscient des difficultés mais ces travaux sont nécessaires. "Il valait mieux faire ces travaux pendant les vacances scolaires. Ils seront normalement tous terminés sauf la route de Wallonie", explique l’échevin. "Il y avait des trous très importants notamment aux entrées de Mons. Nous avons négocié avec les différents services dont le SPW pour que les chantiers soient réalisés le plus rapidement possible. À chaque fois, il y a un itinéraire de déviation. C’est un moindre mal, même si je comprends la complexité rencontrée par les automobilistes."

Un bémol dénoncé par beaucoup est le manque de communication autour de ces déviations et de ces chaussées tantôt fermées tantôt ouvertes. "C’est notre difficulté", reconnaît l’échevin. "Parfois, ça change tous les jours. Nous avons donc opté pour une déviation globale. Et pour limiter les embarras, les entreprises travaillent beaucoup de nuit. Les travaux ne devraient pas avoir de retard. La fin est toujours prévue pour le 28 août."

Et d’ajouter : "Le SPW a été très coopérant, notamment en acceptant de réduire les temps de travaux. Ce n’est donc pas du tout de la désorganisation ou de la désinvolture. Dire le contraire est faux. Mais c’est un pire pour un mieux."