Parallèlement au chantier de la gare qui fait toujours couler beaucoup d'encre, des travaux doivent être menés pour aménager la Place des Congrès et la Place Léopold, respectivement à l'arrière et l'avant du temple ferroviaire.

Là aussi, de précieux subsides européens sont en jeu. Avec une date limite. Toute dépense engagée après le 31 décembre 2023 ne sera plus couverte par le fonds FEDER. La SNCB a combiné les différents chantiers de manière à pouvoir commencer les aménagements des places, même si la gare n'est pas terminée. Et si en février dernier, la Ville de Mons rapportait un retard dans les travaux tant attendus, il semble à présent que les délais seront respectés.

Ainsi, le début du chantier de la place des Congrès, annoncé pour juin 2021, devrait commencer sous peu. "Le marché a bien été attribué et notifié à l'entreprise qui a reçu l'ordre de commencer les travaux. Il y a encore eu tout récemment une réunion d'organisation de chantier. Le coup d'envoi devrait être donné fin juin ou début juillet avec une fin prévue pour juillet 2022", indique Catherine Marneffe, échevine des Marchés publics.

Le projet étant phasé, le chantier de la place Léopold dépend en grande partie de celui de la place des Congrès. Si la première phase des travaux ne rencontre pas de pépins, il est prévu de lancer les aménagements devant la gare en mai 2022, avec une fin de chantier prévue en juin 2023. En théorie, les autorités auraient donc six mois de marge par rapport à la redoutable échéance du fonds FEDER. Il y a tout de même 12 millions d'euros en jeu. En pratique, la Ville de Mons affiche une certaine prudence. Elle indique que l'ordre de commencer les travaux de la place Léopold sera donné en fonction des délais. Autrement dit, si le chantier de la place des Congrès prenait trop de temps et retardait celui de la place Léopold, la Ville pourrait freiner des quatre fers plutôt que de se jeter dans un gouffre financier.

Mais Catherine Marneffe se veut pragmatique. "Pour le moment, nous sommes bons dans le calendrier. Mais par rapport à l'échéance du FEDER, ce ne sont que les dépenses engagées après le 31 décembre 2023 qui ne seraient pas couvertes. Ce n'est pas automatiquement tout le dossier qui tomberait à l'eau. Et cette place, de toute façon, il faut la refaire."

Pour le moment, la Ville participe à hauteur de 10% des travaux. Un dépassement des délais fatidiques pourrait conduire à revoir le montage financier. Le tout devrait sans doute se négocier avec la SNCB et la Région wallonne. Le scénario n'est pas des plus simples. Le mieux serait que les travaux se déroulent sans accrocs et se terminent en temps voulu. Un happy end qui serait le bienvenu pour conjurer le mauvais sort de la saga de la gare de Mons…