Les temps sont durs et les tensions durent. Aussi, la Ville de Mons a décidé d'exonérer les secteurs les plus durement touchés par la crise de toute une série de taxes. Pour l'année 2021, certaines exonérations avaient déjà été décidées le mois passé et s'inscrivent dans le prolongement de 2020. C'est le cas par exemple de la taxe sur les débits de boisson, la redevance sur les terrasses ou encore celle sur l'occupation de l'espace public pour les forains et les maraîchers.

Mais voilà qu'une nouvelle salve d'exonérations est annoncée. Le collège profite en effet d'un engagement de la Région wallonne visant à compenser auprès des pouvoirs locaux une partie ou la totalité des pertes des recettes liées à la fiscalité locale. Les modalités de ce coup de pouce ont été définies dans la circulaire du 25 février. La taxe sur les spectacles et divertissements, et la taxe sur les emplacements de parkings mis gratuitement à disposition sont donc supprimées pour l'exercice 2021.

En outre, le collège communal a décidé de ne pas appliquer toute une série de taxes qui touchent aux secteurs de l'horeca, des activités foraines et maraîchères, des salons de coiffure, de soins et d’autres entretiens corporels, des attractions touristiques, culturelles, des secteurs de l’hébergement touristique, des organisations de salons et de congrès, des activités de sport et de loisirs, des secteurs de l’évènementiel, des agences et organisateurs de voyages, des services de taxi, les auto-écoles ainsi que certains commerces de détail plus particulièrement impactés pour l’exercice 2021. C'est le cas notamment des taxes sur la force motrice, les enseignes, les panneaux publicitaires fixes, la diffusion publicitaire en toutes-boites, l'enlèvement des immondices, les égouts, les paris aux courses, l'occupation du domaine public ou encore les taxes et redevances directes sur les entreprises.

"Bien que certains secteurs aient pu bénéficier des aides régionales et fédérales, cela ne suffit pas pour faire face aux dépenses et aux charges qui s’amoncellent, ni pour compenser les pertes de chiffres d’affaires", explique le bourgmestre Nicolas Martin. "Les commerçants évoluent déjà dans un contexte économique difficile que la Covid-19 a considérablement aggravé, menant parfois à des drames humains. Derrière les noms d’enseignes se trouvent des passionnés qui ont pris tous les risques pour se lancer et qui connaissent la valeur du travail. Ils sont les ambassadeurs de la ville, ils en sont l’un de ses moteurs, l’une de ses forces et donc l’une de ses priorités !"

Pour rappel, en mai 2020, Mons a été la première ville à mettre en place un vaste plan de relance pour le tissu socio-économique, associatif, culturel et sportif local. Le Collège communal a d’abord débloqué un budget de près de 8 millions d’euros pour soutenir via des primes défiscalisées de 5.000 euros pour les commerçants et de 7.500 euros pour l'Horeca. Dans un second temps, la Ville de Mons a à nouveau libéré deux primes supplémentaires de 2.500 à 4.000 euros pour les secteurs toujours à l’arrêt. En parallèle, la Ville a également lancé une série d’initiatives telles que l’heure de stationnement gratuite en centre-ville ou encore, la plateforme 100% montoise d’e-shopping.

"Nous espérons que toutes ces aides seront, non seulement une bouée d’oxygène pour tous les secteurs en difficulté depuis le début de la crise sanitaire, mais qu'elles leur permettront également d'aborder plus sereinement l’avenir", conclut Mélanie Ouali, échevine des Finances.