Le collège travaille à la mise sur pied d'une commission citoyenne, comme en communauté germanophone.

La nouvelle a fait grand bruit ces deniers jours. La communauté germanophone s'apprête à se doter d'une assemblée composée uniquement de citoyens tirés au sort pour collaborer avec le parlement. Un cas unique en Belgique, et même en Europe. Mais plus pour longtemps…

En effet, la démocratie participative est bien dans l'air du temps et l'initiative germanophone est amenée à faire des émules. D'ailleurs, dans la Cité du Doudou, l'idée d'une commission composée de citoyens tirés au sort est inscrite dans la déclaration de politique générale qui trace les grandes lignes du programme de la majorité PS-Ecolo pour les six années à venir.

"Effectivement, nous projetons de mettre en place ce genre de commission, car la démocratie représentative est un système qui fonctionne encore, mais qui est loin d'être parfait et qui ne répond pas pleinement aux aspirations des citoyens", explique Charlotte De Jaer, échevine de la Participation citoyenne.

Rappelons que les citoyens sont déjà invités à prendre part à la gestion communale par le biais de nombreuses commissions consultatives. Sur les thèmes des aînés, de l'immigration, de l'égalité des sexes, de la mobilité ou encore de l'aménagement du territoire, des Montois ayant répondu à des appels à candidature travaillent aux côtés des politiques. Une bonne centaine de citoyens sont ainsi déjà engagés dans la chose publique.

"Ces commissions favorisent déjà la participation citoyenne", poursuit Charlotte De Jaer. "La semaine dernière, en commission Mobilité, nous avons travaillé durant des heures avec des citoyens qui sont en partie des cyclistes quotidiens sur les grandes orientations budgétaires. On parle tout de même d'une enveloppe de 500.000 euros pour le vélo."

Mais c'est encore un autre type d'outil que la majorité pastèque veut mettre en place. "Cette commission de citoyens tirés au sort ne sera pas une commission communale bis", assure l'échevine. "Elle aura pour mission de travailler sur les gros projets qui vont structurer la vie montoise. Une quinzaine de membres seraient repris. C'est un chiffre intéressant, ni trop grand, ni trop petit. Les citoyens seraient tirés sur base d'un panel représentatif tenant compte de l'âge ou des entités notamment. Ça n'aurait pas de sens d'avoir trois quarts des membres venant de Saint-Symphorien et personne de Flénu par exemple."

L'échevine travaille à la mise sur pied cette commission. L'objectif est qu'elle soit opérationnelle pour l'élaboration du budget 2020. D'autres cartes de la participation citoyenne pourraient par ailleurs être jouées : un groupe de travail sur le Programme stratégique transversal, des espaces de rencontres entre les commissions consultatives et le conseil communal ou même le droit d'initiative citoyenne, remis au goût du jour par les gilets jaunes.