Mons

Ils n’étaient que quelques dizaines à avoir répondu à l’appel, lancé il y a deux jours.

Les jeunes poursuivent leur mobilisation en faveur du climat. Si dans les rues et dans certaines universités, ils sont des centaines voire des milliers à scander leurs slogans, ils n’étaient que quelques dizaines, ce jeudi sur le campus de la plaine de Nimy (UMons), à avoir répondu à l’appel lancé tardivement sur les réseaux sociaux. Qu’à cela ne tienne, cette première mobilisation n’était qu’un échauffement.

“L’action est surtout symbolique. Nous aurions aimé qu’il y ait plus de monde mais c’est un début une phase test. Les étudiants ont besoin de savoir que l’engouement se crée et que dans leur combat en faveur du climat, ils ne sont plus seuls”, commente François Pirson, étudiant en troisième année polytechnique. “Aujourd’hui, nous assistons à une prise de conscience. Notre objectif, c’est de dire  “nous sommes là, nous avons des projets et l’envie de nous investir dans la lutte contre le réchauffement climatique.”



Les solutions miracles n’existent pas et les étudiants ne tombent pas dans les discours simplistes. Mais l’envie d’agir est bien présente. “Nous avons la possibilité d’agir chacun à notre niveau, en tant qu’étudiant, en tant que futur travailleur. Quelques gestes simples sont à la portée de chacun : privilégier au maximum les modes de déplacement doux, limiter sa consommation de viande,… Ce genre d’initiative nous permet d’en parler entre nous. Ce ne sera probablement pas suffisant mais nous tentons d’en faire plus pour que demain, notre planète aille mieux.”

Les étudiants n’étaient cependant pas les seuls à se mobiliser ce jeudi. À leur côté, Jean-Paul, ancien enseignant, tenait à être présent. “Toutes les générations sont concernées. Il est temps de chercher et de trouver des solutions”, explique-t-il. Favorable à l’instauration de transports en commun gratuits, ce dernier évoque la possibilité de solliciter les quelques rares milliardaires belges pour financer ceux-ci. “Que la Wallonie avance de son côté et donne l’exemple, les autres suivront !”

© EB


Si cette première action étudiante et citoyenne n’a pas rencontré le succès escompté, elle a eu le mérite d’exister. “Aller à l’école, ce n’est pas simplement apprendre et traiter des savoirs, c’est être un citoyen à part entière. Nous ne pouvons que nous réjouir d’assister à ce genre de mobilisation, initiée par les jeunes. On reproche souvent aux adultes que nous sommes d’avoir le nez dans le guidon, de ne plus voir à long terme. Ces jeunes sont là pour nous rappeler que c’est nécessaire”, ajoute Marc Labie, premier vice-recteur. Une nouvelle manifestation sera organisée à Mons le 14 février.