Conséquence de la crise sanitaire, depuis mars dernier les musées font face à de nombreuses contraintes. Même si pour l’instant, ils restent ouverts, nombre d’entre eux doivent se réinventer. Le Dynamusée, qui en temps normal ouvre ses portes à de multiples écoles, n’échappe pas à ce contexte très particulier. "Comme nous n’accueillons plus ces groupes scolaires, nous sommes en recherche constante de nouvelles idées", indique Delphine Dupont, animatrice au Dynamusée.

Chaque mercredi, Delphine et son équipe continuent d’accueillir un petit groupe. C’est lors de ces ateliers que l’idée d’un nouveau concept a germé, les kits to kids. "Après l’activité proposée, notre responsable, Joëlle Laurant, a imaginé la création de kits."

Dans le sac qui est en vente à l’entrée du BAM au prix de 5 €, les enfants y découvrent des objets pour créer et assembler leur propre onomatopée. "On peut trouver divers éléments. Il y a une feuille avec les étapes de travail, une onomatopée, des morceaux de bouchons, mais aussi, et surtout différentes formes géométriques en carton tel un nuage, un carré,…" 

En suivant les étapes, les apprentis artistes travaillent de la même manière que Roy Lichtenstein, ils utilisent des lignes, des points, mais respectent également un code de 5 couleurs (le rouge, le jaune, le bleu, le noir et le blanc).

Face aux nouvelles mesures gouvernementales, le Dynamusée a donc adapté son organisation. "En accueil extrascolaire, nous ne dépassons pas le nombre requis en accueillant 10 enfants. Pour le stage de carnaval, normalement, 25 enfants pourront être pris en charge, mais nous en accueillerons seulement 15." En outre, les animateurs proposent sur la page Facebook du pôle muséal de la ville de Mons des activités enfantines sur le thème de l’exposition de Roy Lichtenstein. Les bambins peuvent y trouver des explications afin de créer leur propre œuvre. De quoi s’occuper et s’instruire dans une période qui n’est pas vraiment propice à une éducation optimale.