C’était il y a une semaine, jour pour jour. Lundi dernier, aux alentours de 18h30, un incendie se déclarait au numéro 12 de la rue de la Coupe, ravageant sur son passage le salon de coiffure Au Fil du Cheveu. La propriétaire de l’établissement a assisté, impuissante, au drame. Aujourd’hui, une page se tourne et un nouveau chapitre s’apprête à être écrit puisque Gwendoline Dugauquier reçoit, ce lundi, les clés de son nouveau local.

"Je viens de signer mon nouveau contrat de bail", confirme la jeune coiffeuse. "Je suis surtout très heureuse de rester dans mon quartier puisque le nouveau salon sera situé à la rue de la Couronne, à à peine 100 mètres de l’ancien." Bien entendu, la réouverture ne sera pas possible dans l’immédiat. "Il y a quelques travaux de peinture à entreprendre et nous devrons seulement aménager l’espace mais je prévois la réouverture le lundi 25 octobre prochain, si tout se passe bien."

En une semaine, Gwendoline et son équipe ont redoublé d’efforts et ont pu compter sur la solidarité. "Nous n’avons pas vu les journées passer, nous cherchions une solution pour rouvrir le plus rapidement possible. Vendredi et samedi, nous avons pu compter sur la solidarité d’un coiffeur qui a mis à notre disposition deux sièges afin que nous puissions coiffer des clientes qui se mariaient ce week-end. Ces marques de soutien nous ont fait avancer et nous font vraiment chaud au cœur."

Dans le quartier de la rue de la Coupe, tous les commerçants s’étaient dit peinés par le drame qui a touché la coiffeuse, qui a en plus perdu son chien dans l’incendie. "Je ne m’attendais pas à être aussi soutenue, à recevoir autant de messages, d’appels,… Si je suis restée debout et si j’ai pu avancer aussi rapidement, c’est grâce à toutes ces personnes qui m’ont aidée." Bien sûr, les assurances sont intervenues à la suite du sinistre.

"J’ai la chance d’être très bien assurée. Des fonds ont déjà pu être débloqués pour que je puisse aménager mon nouveau salon. Tout ne sera pas prêt en un jour mais je suis rassurée d’avoir une perspective de réouverture." La cause accidentelle du brasier avait rapidement été établie. Mais aujourd’hui, on ignore encore quelle est en est la cause exacte. "Le feu a visiblement pris dans ma cuisine : un court-circuit, un appareil qui s’est enflammé ? Personne ne le sait."

Gwendoline travaillait au rez-de-chaussée et occupait également le premier étage, où elle stockait des meubles et avait aménagé un espace dédié à l’esthétique, et notamment au blanchiment dentaire. "Il m’arrivait de dormir là le week-end plutôt que de reprendre la route vers Chièvres. Mais ce n’était pas mon habitation principale. Je n’ai rien pu récupérer de mes meubles. J’ai pu accéder au rez-de-chaussée mais pas au premier étage. Il est inaccessible car l’escalier s’est effondré."

On notera également que le MoMA Coffee shop, situé à côté du salon de coiffure, avait lui été aussi endommagé par l’incendie. Les nouvelles sont, là aussi, plutôt rassurantes, les dégâts étant moins importants que craints au départ. Aucune date de réouverture n’a cependant été annoncée, des travaux devant malgré tout être entrepris.