Une opération avait été lancée par l'échevin de la régie foncière suite à la découverte de tags.

Ce vendredi, une série de tags pour le moins puérils et insultants envers les Montois étaient découverts au stade Tondreau. Signés "GS 17", soit le groupe des ultras des Francs Borains, ils avaient entraîné plusieurs réactions, politiques notamment, mais avaient aussi conduit l’échevin de la régie foncière, Maxime Pourtois (PS), à mener une opération de nettoyage ce lundi.

À partir de 14 heures, ceux qui le souhaitaient ont donc débarqué au stade, armés de leur seaux, balais, brosses et éponges afin de nettoyer l’infrastructure. "Nous n’étions pas loin d’une centaine de personnes, c’est donc un joli succès de mobilisation", explique Maxime Pourtois. "Les participants ont pu être dispersés sur une importante surface, ce qui a permis de respecter les mesures de distanciation physique mais aussi de mettre les bouchées doubles."

Au total, une quinzaine de sacs-poubelles ont ainsi été remplis. "Les principaux tags qui ne concernaient pas les murs ont pu être enlevés des fenêtres et portes. Pour les graphes sur les murs, c’est la cellule anti-tags de la ville qui interviendra car il faut du matériel professionnel. Nous avons nettoyé les allées, les sièges, les abords du stade côté terrain,…" Le rendez-vous s’est par ailleurs déroulé dans une ambiance conviviale.

"C’était très positif et constructif dans un contexte qui est parfois compliqué. Nous avons accueilli des profils très variés : des supporteurs historiques de l’Albert mais aussi une délégation de la direction du RAQM, des jeunes, des familles de toutes les générations. Il y a eu de nombreux échanges, les gens se sont mélangés à différents groupes, ce qui a donné lieu à des discussions intéressantes, notamment autour du stade, de son état ou de ce que nous souhaiterions en faire."

L’action s’est clôturée aux alentours de 16 heures, soit après environ deux heures de nettoyage. Parallèlement, rappelons qu'une plainte a été déposée afin que le vandalisme constaté vendredi ne reste pas impuni.