C’est une véritable éclaircie derrière de sombres nuages. À la faveur d’une interpellation conjointe des députées Joëlle Kapompole (PS) et Jacqueline Galant (MR), la ministre en charge du droit des femmes Christie Morreale (PS) a réaffirmé son souhait de voir l’asbl montoise Brise le silence sortir des difficultés financières qui la touchent et qui mettent en péril la poursuite de ses activités.

Des activités qui sont pourtant essentielles puisque l’asbl vient en aide aux victimes de violences sexuelles, physiques et psychologiques. Malheureusement, faute d’aide structurelle, l’association se voit contrainte de se séparer de son personnel (deux employés, une quinzaine de bénévoles) et de mettre la clé sous la porte.

"Je salue le travail d’accompagnement qui est proposé par cette structure, dont je connais les difficultés", explique la ministre. "Jusqu’ici, l’association a été soutenue de manière assez symbolique, à hauteur de 5000 euros par an. En février dernier, il lui a été conseillé d’introduire une demande de subside facultatif pour permettre l’engagement d’un demi équivalent temps-plein, de manière à répondre, dès 2021, aux conditions du décret agrément."

Ce décret permet aux services et centres de référence en santé mentale d’être reconnus par le gouvernement et de bénéficier de subventions. En 2020, 11 services spécialisés dans la prise en charge de victimes de violences de genre ont été agréés. "La direction a été invitée à formuler une demande d’agrégation", précise encore la ministre. Une aide structurelle, de maximum 93 000 euros, devrait dès lors pouvoir lui être accordée cette année.

"Nous restons conscients que pour les asbl, remplir ce genre demande n’est pas toujours évident. Nous nous tenons de ce fait à leur disposition pour tous renseignement ou soutien dans le cadre de la remise de leur candidature." Les députées de la région, Joëlle Kapompole et Jacqueline Galant, ont formulé la même promesse. De son côté, l’asbl Brise le Silence s’est dit extrêmement soulagée par ces nouvelles, sans pour autant crier victoire puisqu’à ce stade, aucune date de versement n’est annoncée, pas plus que le montant sur lequel elle pourra effectivement compter.