Une motion propose de passer d'un jour par mois à un jour par semaine.

Certains y recouraient déjà, beaucoup en parlaient timidement. Avec la crise du coronavirus, le télétravail est devenu une réalité pour un grand nombre. Aujourd'hui, à l'heure du déconfinement, cette pratique reste au cœur des discussions. Imposée par la force des choses, elle révélé des avantages à prendre en compte pour la suite, le pic de l'épidémie étant derrière nous. On pense notamment au trafic sur les routes, ou à la qualité de l'air. Mais ce n'est pas tout.

Pour les travailleurs aussi, les bienfaits sont perceptibles. "Les travailleurs ont pu goûter à cette organisation du travail qui présente de nombreux avantages : plus de liberté, moins de temps perdu et de coûts dans les déplacements domicile-travail, moins de stress et de fatigue liés au déplacement, meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, être plus productif et plus créatif… Cela constitue aussi un avantage pour les travailleurs qui ne télétravaillent pas : plus de calme au bureau, moins de stress de parking...", relève Guillaume Soupart, conseiller de Mons en Mieux.

Lors du prochain conseil communal, il déposera donc une motion visant à renforcer le télétravail au sein de l'administration montoise. La Ville ne part pas de rien en la matière, mais Mons en Mieux veut aller plus loin. "Dans sa Déclaration de Politique communale, la majorité proposait l’instauration, sur base volontaire, d’un jour de télétravail par semaine pour les agents administratifs qui ne sont pas en contact avec le public", poursuit Guillaume Soupart. "En février 2019, le collège communal a lancé une expérience pilote afin d’autoriser le télétravail occasionnel sur base volontaire. De nombreux agents ont décidé d’y recourir. Malheureusement, la convention de cette expérience pilote ne prévoyait la possibilité de télétravailler qu’uniquement 12 jours par an. Nous sommes donc loin de l’objectif initialement fixé. Un jour par mois contre un jour par semaine."

A travers sa motion, Mons en Mieux souhaite donc que la convention fixant le cadre du télétravail occasionnel de 12 jours annuellement passe à une convention organisant le télétravail de manière régulière et non-occasionnelle. "Cela permettrait d’atteindre un ratio de 40 jours par an, soit un jour par semaine", ajoute Guillaume Soupart. "Evidemment, le télétravail doit être strictement encadré et il faut vérifier l’assiduité et l’efficacité du travail rendu : contrôle par les chefs de service, la responsable des ressources humaines ou la directrice générale, rapports d'activité détaillés, objectifs à atteindre pré-établis ou encore un maximum de deux jours consécutifs de télétravail…"

Du côté du collège, on y réfléchit. "L'expérience pilote que nous avons lancée est terminée. Les résultats doivent seulement être analysées. Mais le souhait est bien d'avancer sur ce thème", indique la porte-parole de la Ville de Mons.