Après avoir squatté des containers devenus trop vétustes sur le site de la gare temporaire de Mons, la police des chemins de fer avait trouvé refuge dans les bureaux de la police fédérale situés juste derrière. Mais pour combien de temps?

La restructuration du service est en réflexion depuis plus d'un an. Elle pourrait aboutir à une centralisation à Charleroi pour le Hainaut. Même si rien n'est encore formellement décidé, la crainte de voir l'unité de la police des chemins de fer quitter Mons devient de plus en plus pressante pour Eric Thiébaut qui a interrogé la ministre de l'Intérieur sur l'avancement du dossier.

"Dans sa réponse, la ministre Verlinden m’a donné des éléments qui risquent de renforcer encore davantage les inquiétudes du personnel", explique le député-bourgmestre d'Hensies. "En effet, la ministre m’a confirmé que les consultations en cours avec la Commission permanente de la police locale ( CPPL ) ont comme objectif d’aboutir in fine vers une structure avec une Direction et cinq services « mère » travaillant en région sur tout le territoire. Ce qui signifie que la gare de Mons serait reliée, à terme, au service « mère » de Charleroi qui inclura les provinces de Hainaut et du Brabant wallon."

La ministre a par ailleurs indiqué qu'à terme, tous les policiers de la SPC région Sud se situeront à Charleroi. "Ce qui laisse peu de chance au maintien du bureau de la Police des Chemins de fer en gare de Mons", ajoute Eric Thiébaut. "S'il faut attendre que des agents viennent de Charleroi quand il y a un problème qui nécessite une intervention sur le site de la gare de Mons, on va se retrouver avec des délais d'intervention beaucoup plus longs. On va donc d'abord appeler la police locale de Mons, ce qui impliquera dans les faits un transfert de charges."

Pour le député, il est donc nécessaire de maintenir une présence de la police des chemins de fer à Mons. Il en appelle à une mobilisation des forces vives de la région qui pourront faire jouer leurs relais au sein des composantes de la Vivaldi.