Mons

Malgré une condamnation sur le dos, il continue à saigner ses parents qu'il a ruinés.

Nous vous rapportions dans notre édition du 26 avril le calvaire que subissent Zacharie Z. et son épouse. Ce couple de retraités montois s'est retrouvé sur la paille à cause de leur fils. Ce dernier aurait enchaîné magouilles, injures, vols et menaces. Si bien qu'aujourd'hui, les malheureux septuagénaires qui n'avaient jamais eu d'ennuis se retrouvent sur la paille.

Plusieurs plaintes ont déjà été déposées. L'affaire a même été portée devant le tribunal en février dernier, le fils étant condamné à deux ans de prison ferme… par défaut. Symptomatique, le dossier n'a jusqu'ici pas mobilisé la plus grande urgence d'un appareil judiciaire qui souffre terriblement d'un manque d'investissement. Au regard de la peine et des faits reprochés, Frédéric Z. n'a pas encore été traqué pour être placé derrière les verrous.

Le jugement n'a même pas calmé les ardeurs du fils maudit. Évaporé dans la nature, il est revenu plusieurs à la fois charge contre ses malheureux parents. "Dimanche matin, le jour de la fête des mères, le fils est venu insulter sa maman devant des témoins", nous confie le docteur Bouillon qui aide le couple montois avec son service Lagardère. "C'est peut-être un hasard, mais deux jours plus tôt, la dame se faisait renverser par une voiture qui a fait un délit de fuite. La dame se déplace en tribune. Elle est tombée et a dû se faire examiner par le médecin traitant. Sa tribune est complètement démolie."

Les parents auraient alors eu bien du mal à porter plainte. "Ce sont des personnes qui ont de grosses difficultés pour se déplacer", poursuit le docteur Bouillon. "Elles ont appelé trois fois la police, sans la moindre intervention à domicile. J'ai appelé à mon tour. Ce n'est qu'après trois jours qu'un agent a pu passer pour enregistrer la plainte. Je ne remets pas en cause le travail de la police et de la justice. Mais on voit que ces démarches ne sont pas évidentes. Et pour des personnes âgées qui sont en difficulté, c'est quasiment impossible. Or ici, il y a danger. Faudra-t-il attendre un accident grave pour qu'on réagisse ?"

Du côté du Parquet de Mons, on indique que le dossier suit son cours : signification du jugement, envoi d'un billet d'écrou et, si la personne ne se présente pas à l'établissement pénitentiaire pour exécuter sa peine, ordonnance de capture permettant son arrestation par la police. Une autre instruction est par ailleurs ouverte. C'est que les plaintes s’amoncellent, comme les factures impayées et les crédits frauduleux que le fiston a laissés à ses parents.