Un prof a mis en place une équipe de production après avoir vu un appel sur les réseaux sociaux.

On le sait, le personnel soignant est soumis à rude épreuve et le manque de matériel de protection n'arrange rien à l'affaire. Mais depuis plusieurs jours, des alternatives sont mises en place pour pallier la pénurie de masques. À l'aide d'imprimantes 3D, certains se lancent ainsi dans la production de visières de protection.

C'est le cas de David Leloup, enseignant à l'académie provinciale des Métiers à Mons. Après avoir vu passer sur les réseaux sociaux un appel pour fournir le personnel soignant dans la région du Centre et de Charleroi, cet ingénieur industriel en électromécanique spécialisé en automation s’est directement senti concerné par cet appel citoyen.

"Il fait ainsi partie d’une équipe de 90 « imprimeurs » qui se donne sans compter", relève le député Pascal Lafosse, en charge de l'enseignement provincial. "Le personnel soignant qui manque cruellement de matériel se réjouit de l’initiative. Le fruit de leur travail soutient de nombreux hôpitaux sur le territoire de la Wallonie. En ce qui concerne la production chapeautée par notre enseignant, elle est entre autres utile aux services de soins intensifs du grand hôpital de Charleroi, de l’hôpital de Gilly, des infirmiers à domicile de la région du centre sans oublier l’hôpital du Tivoli à La Louvière."

Il faut 1h30 pour fabriquer une visière. Chaque maillon de la chaîne apporte sa contribution. "L’école prête les imprimantes, les consommables sont pris en charge par les participants en autofinancement tandis que la main d’œuvre est bénévole", précise encore Pascal Lafosse.