Ce devait être l'un des grands événements de la saison culturelle à Mons, malheureusement, l'exposition consacrée à Roy Lichtenstein au BAM ne pourra pas accueillir ses premiers visiteurs samedi, comme cela était prévu.

La recrudescence de l'épidémie de coronavirus a en effet conduit les autorités fédérales à un nouveau tour de vis qui touche notamment la culture et le divertissement. À la suite d'un arrêté ministériel publié au Moniteur mercredi soir et ayant pris effet à minuit, toutes les salles culturelles doivent fermer leurs portes jusqu'au 19 novembre, au moins.

Un coup dur pour les BAM qui devait lancer son exposition consacrée au maître du pop art samedi, l'événement devant se dérouler jusqu'au 7 février. Tout était déjà installé au sein du musée. Il n'y avait plus qu'à accueillir les visiteurs. "C’est un coup dur pour nous qui travaillons sur cette exposition depuis près de deux ans. C’est d’autant plus frustrant que nous étions à deux jours seulement de l’ouverture mais nous comprenons l’urgence de la situation sanitaire et la nécessité d’agir sans attendre. Je tiens à saluer l’investissement des équipes du pôle car les conditions de travail étaient loin d’être simples", déclare l’Echevine de la culture Catherine Houdart.

La fermeture des lieux muséaux entraine une longue série de questions et de détail organisationnels sur lesquels le pôle muséal travaille. Ne sachant pas si ce confinement partiel sera prolongé, la Ville avance avec la plus grande prudence ."L’expo Lichtenstein était un événement important pour Mons: des dizaines de milliers de visiteurs étaient attendus, avec d’importantes retombées pour le commerce local. Mais compte tenu de la situation sanitaire, il est évident qu’elle ne pourra avoir lieu comme prévu. Même si cet événement majeur de la saison culturelle montoise représente plus de deux ans de travail, aucun risque ne doit être pris pour la santé de nos concitoyens. Nous allons donc nous adapter à la situation, comme nous le faisons toujours, et discuter avec les prêteurs, (qui, pour la plupart, viennent des États-Unis), d’une possible prolongation. Toute la question est de voir si les œuvres ne sont pas promises à d’autres lieux d’exposition", précise le Bourgmestre Nicolas Martin.