À Mons, le projet Synapse du Service Prévention de la Ville apporte un soutien et un accompagnement aux personnes confrontées aux problèmes de drogue. Très souvent, ces personnes sont extrêmement précarisées voire même sans-abri. La pandémie et les mesures de confinement n'ont pas aidé. Aussi, depuis le mois d'avril, des bénévoles de la Croix-Rouge accompagnent les équipes du projet Synapse pour des maraudes sanitaires, à raison de trois fois semaines, dans tout le Grand Mons.

"La mission des bénévoles lors des maraudes consiste avant tout à informer sur les gestes barrières face au Covid19", indique la Croix-Rouge. "C’est ainsi que les maraudes distribuent eau, savon, lingettes, mouchoirs et gel désinfectant, soit 35 kits d’hygiène/semaine, fournis par la Maison Croix-Rouge de Mons. Les bénévoles répondent également aux besoins de base des personnes sans-abri rencontrées : avec des vêtements chauds, des couvertures et sacs de couchage et des boissons chaudes. Enfin, une fois par semaine, un secouriste est présent pour prodiguer les premiers soins, avec toutes les précautions sanitaires de rigueur."

Récemment, la collaboration avec le projet Synapse s’est prolongée par l’installation d’une buanderie sociale. La Croix-Rouge et Synapse ont investi chacun dans une machine : machine à lessiver et séchoir, qui ont été installés dans les locaux de l'ASBL situés en centre-ville. Les couvertures et sacs de couchage des personnes sans-abri pourront ainsi être lavés et séchés chez Synapse, qui ouvre chaque jour du lundi au vendredi de 9 à 17h.

Par ailleurs, les maraudes lancées en avril se poursuivent. Et elles sont manifestement plus que nécessaire. "Nous rencontrons une quinzaine de personnes à chaque fois", explique Yvan Ruelle, bénévole à la Croix-Rouge de Mons. "J'ai été personnellement interpellé depuis 8 mois par la situation des jeunes Montois rencontrés en rue, qui parfois à 18 ans seulement, filles comme garçons, sont sans-abri. Cette situation les expose à de sérieux risques, autant physiques que sanitaires. Nous avons croisé une septantaine de personnes différentes depuis avril."