La deuxième vague de coronavirus déferle sur la Belgique et n'épargne pas les maisons de repos à Mons. Jusqu'à présent, dans les deux institutions gérées par le CPAS, le nombre de contaminations n'a pas explosé. Quelques cas ont déjà été détectés, conduisant à la fermeture temporaire des services concernés.

"Nous sommes mieux armés que lors de la première vague", explique Marie Meunier, présidente du CPAS de Mons. "Le dispositif qui a été mis en place à présent nous permet, grâce à une meilleure capacité de dépistage, d'isoler rapidement les services touchés. Un service a ainsi dû être mis en isolement à Havré, et un autre à la Bonne Maison de Bouzanton. Mais nous avons pu les rouvrir dans les 7 jours. Les mesures qui ont été prises par rapport au testing, aux protections ou encore à la gestion du personnel, nous permettent d'être plus réactifs et plus flexibles pour éviter un confinement aussi dur que la première fois."

Autre changement par rapport à la première vague, les directions des maisons de repos de toute l'entité montoise échangent chaque vendredi matin par visioconférence. L'occasion d'avoir une meilleure vue sur la situation dans la région, de partager ses expériences et de mieux s'organiser. D'ailleurs, à la Résidence des Jonquilles, on a décidé de s'adapter à la situation. "Nous avions été fort touchés lors de la première vague. L'armée avait même dû venir en renforts. Pour le moment, nous n'avons plus eu de nouveaux cas. Nous croisons les doigts. Mais nous avons décidé de stopper les visites à partir de lundi, en attendant que la situation se calme. Nous préférons anticiper", indique Catherine Mailleux, infirmière responsable.

Les maisons de repos que nous avons consultées ne sont pour le moment pas débordées par la deuxième vague. Les stocks de matériel couvrent les trois prochains mois, selon les recommandations de l'Aviq. Mais c'est surtout le manque de personnel qui inquiète. "Comme partout, nous avons des membres du personnel qui doivent s'isoler pour un tas de raisons. Parce qu'ils ont été en contact avec quelqu'un qui a été testé positif par exemple. Ou parce qu'ils n'ont personne pour garder leur enfant dont la classe est confinée", pointe Vinciane Scoyez, directrice du home des Chartriers où quelques résidents font de la température, ce qui a conduit à un dépistage complet de toute l'institution, les résultats étant attendus.

Renforcer le personnel s'avère déjà nécessaire. Davantage de tests sont également attendus. Le gouvernement wallon a justement commandé de nouveaux tests salivaires pour les maisons de repos. "Comme pour les hôpitaux, nous manquons de personnel. Nous avons eu la chance d'avoir une vingtaine d'étudiants fraichement diplômés qui sont venus nous prêter main-forte. Mais il faudrait pouvoir tester le personnel encore plus rapidement pour nous permettre de mieux nous organiser. Ces tests salivaires sont très attendus", conclut Marie Meunier.