Coup de théâtre ce lundi à Mons! La Fondation Cornez qui était candidate pour l'acquisition du bâtiment de Toit&Moi situé à la place du Chapitre a annoncé qu'elle se rétractait. Tout ça pour ça? Cette vente avait en effet mis le feu aux poudres au sein du conseil d'administration de la société de logements. Alors qu'elle devait être avalisée, John Joos avait annoncé qu'il y avait un autre amateur.

Pour l'ex-président de la société de logement, rien de plus normal que de chercher à étendre le processus de vente à d'autres candidats pour en tirer la meilleure offre. Mais la démarche avait passablement irrité Pascal Lafosse qui voyait une obstruction aux intérêts de Toit&Moi, alors que la procédure de vente n'avait que trop duré et qu'il n'y avait qu'une offre tout à fait acceptable sur la table. Les clashs par presse interposée avaient ponctué la semaine dernière, jusqu'à conduire à l'éviction de John Joos du groupe PS ce samedi.

Ce n'est manifestement pas la seule conséquence de ces échanges aussi tendus que tonitruants, puisque la Fondation Cornez vient d'annoncer qu'elle préférait se retirer de la vente, à l'abri des polémiques. Pour l'échevin Maxime Pourtois, qui siège également au conseil d'administration de Toit&Moi, la déception est grande. "C'est désespérant et symptomatique d'une méthode de travail que nous avions au sein du CA. Il fallait lutter sur chaque gros dossier stratégique pour aboutir à ce qui semblait une évidence absolue. Aujourd'hui, nous en payons le prix", soupire Maxime Pourtois. "Ce bâtiment est en vente depuis des années. Nous avons eu les pires difficultés à trouver quelqu'un d'intéressé. Et c'était quelqu'un d'intéressant. La Fondation Cornez est un acteur crédible, qui avait adapté son prix à la dernière estimation et qui aurait permis de garder ce magnifique bâtiment dans le patrimoine public. Je voulais d'ailleurs lancer des discussions avec la Fondation pour mutualiser le parking à l'arrière du bâtiment le week-end. Il aurait pu servir pour ceux qui veulent aller en centre-ville."

Pour Maxime Pourtois, ce renom est révélateur. "Toit&Moi compte plus de 5.000 logements. C'est un navire important. Les locataires méritent autre chose que ces polémiques quand il y a des dossiers importants comme la refonte du Domaine d'Epinlieu ou la reconversion du site des tours de Ghlin qui attendent. Il y a de vrais enjeux stratégiques sur lesquels on doit atterrir. Aujourd'hui, on paie le prix d'un manque de coordination de l'ancien président du conseil d'administration."