Mons Le forage des deux puits géothermiques est prévu dans le parc des Ursulines.

C'est un important projet géothermique qui sera très prochainement lancé à Mons. L'objectif est de réaliser un véritable réseau de chauffage urbain au sein de la Ville de Mons. Celui-ci alimentera prioritairement l'hôpital Ambroisé Paré ainsi que certains bâtiments voisins. C'est ainsi que deux énormes puits géothermiques seront creusés dans le sol, au niveau du parc de l'école des Ursulines, à côté de l'hôpital.

Des gros camions vont traverser la région dès la mi-février pour réaliser des études du sol. Mais les vraies grandes manœuvres ne sont cependant pas attendues pour tout de suite. "La première étape consistera à creuser, à la fin de l’année 2020, un doublet de puits de plus de 2 000 m de profondeur, avec un puits dédié au pompage de l’eau chaude au sein de la nappe profonde et l’autre puits qui permettra de réinjecter l’eau, après son passage dans les échangeurs de chaleur, dans le sol", précise l'intercommunale IDEA.

Lieu de forage des puits :

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La construction de la centrale géothermique à côté des deux puits sera la deuxième étape du projet. "Cette centrale sera étudiée pour s’intégrer de façon harmonieuse dans le paysage actuel. Quant au futur réseau de chaleur, il sera développé afin d’alimenter, via la mise en place de conduites calorifugées, l’hôpital Ambroise Paré et les éventuels autres clients prêts à profiter de cette nouvelle source d’énergie locale, renouvelable, pérenne et sans émission de CO2."

Si ce réseau de chauffage est possible à mettre en place, c'est grâce à ce qui se trouve à 2 000 m de profondeur sous la région de Mons-Borinage : une grande nappe d'eau chaude. Elle est déjà exploitée par l’Intercommunale IDEA depuis plus de 30 ans, à Saint-Ghislain mais aussi à Ghlin et à Douvrain. Ces installations discrètes alimentent déjà en chauffage une piscine, un hall omnisport, une gare, un hôpital, des écoles, des logements ou encore des entreprises.

Ce projet s'inscrit dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. La Belgique doit produire, à l’horizon 2020, 13 % de sa consommation d’énergie à partir de sources d’énergies renouvelables, afin de satisfaire ses obligations européennes. En Wallonie, l’objectif politique fixé est de 20 % d’énergies renouvelables. "Seule une combinaison harmonieuse des différents types d’énergies renouvelables (biomasse, photovoltaïque, éolien, géothermie, …) permettra de rencontrer cet objectif ambitieux", assure IDEA.