Comme à chaque nouvelle salve de mesures décidées par le comité de concertation, la police de Mons-Quévy adapte son travail sur le terrain pour veiller au respect des normes sanitaires. Dans la Cité du Doudou, une unité covid est même spécifiquement dédiée à cette mission. Après avoir porté son attention sur le port du masque ou le couvre-feu, elle va mettre le focus sur les commerces durant ces prochains jours.

"Nous travaillons en coordination avec la direction des Grands Prés et l'asbl Gestion Mons Centre-Ville qui ont déjà pris des dispositions pour encadrer la réouverture des commerces", explique le commissaire Bruno Lheureux, directeur des opérations de la police Mons-Quévy. "Nous aurons des équipes sur place aux différents temps forts de la journée pour vérifier que la gestion de foule est bien assurée."

La police de Mons sera également attentive ce week-end aux visiteurs sur la Grand-Place. Les jardins d'hiver ouvrent leurs portes. Et dans la Cité du Doudou, on veut éviter les rassemblements ingérables comme à Bruxelles, Bruges ou Lille. "Là aussi, nous travaillons de concert avec les services de la Ville de Mons", poursuit le commissaire Lheureux. "Nous aurons du personnel civil et non-civil. Nos opérateurs auront un œil sur les caméras pour évaluer si la foule devient trop dense et s'il n'est plus possible de respecter les distances de sécurité. Du personnel est alors prévu pour réorienter les visiteurs."

Pour rappel, le marché de Noël ne proposera pas d'animations susceptibles de créer des attroupements. Mais comme les jardins éphémères cet été, des décorations sont installées pour offrir un cadre enchanteur aux promeneurs. Du côté de la police de Mons, on se veut serein. Et on lance d'ores et déjà un message rempli de bon sens: si vous constatez qu'il y a trop de monde, faites demi-tour et revenez plus tard.

Jusqu'à maintenant, dans la Cité du Doudou, les mesures semblent relativement bien respectées. Bien que Mons soit une cité estudiantine, la police n'a pas dû intervenir pour stopper des fêtes intempestives comme dans d'autres villes du pays. "La mesure du couvre-feu a été relativement bien respectée. Nous n'avons pas observé de phénomène inquiétant comme ailleurs. Nos services n'ont jamais été appelés pour interrompre une fête avec 30 personnes par exemple", conclut le commissaire Lheureux. Gageons que le bon sens continuera à prévaloir parmi les Montois.