Mons ambitionne de devenir la capitale wallonne du street art et des fresques urbaines fleurissent partout dans la ville. Mais tout le monde n'a pas le talent d'un HoNet ou d'un Blanbec. La présidente du CPAS l'a découvert, bien malgré elle.

Aux abords d'un café montois où certains ont l'habitude de s'exprimer à travers ce qui tient plus de gribouillis que de graffitis, un message insultant aux relents sexistes cible la présidente du CPAS. Marie Meunier a relayé sa mésaventure sur les réseaux sociaux avec humour, ironisant sur la qualité du "dessin".

"On m'avait signalé l'œuvre en question et j'ai pu aller la découvrir par moi-même. Je l'ai pris avec recul et j'en ai rigolé, car je pense que ça ne mérite pas vraiment mieux", nous confie Marie Meunier. "Mais c'est tout de même consternant de voir qu'en 2020, on peut encore trouver de tels graffitis."

À la tête du CPAS, Marie Meunier œuvre justement pour l'égalité des sexes. Un travail nécessaire qui devrait faire valser aux oubliettes ce genre d'attaques infantiles. "Nous avons signé récemment la charte européenne sur l'égalité entre les hommes et les femmes", rappelle la présidente du CPAS. "Et nous avons aussi publié un guide pratique contre le sexisme dans l'espace public. C'est un outil pratique qui propose, à partir de situations vécues, des fiches évolutives et des stratégies pour combattre cette problématique. Les premiers exemplaires avaient été distribués aux associations partenaires. Mais nous venons justement de décider d'en réimprimer pour une diffusion plus large."

Une diffusion qui ne fera manifestement pas de tort. En attendant, les images des caméras situées aux abords du graffiti sont en cours d'analyse. "Quoiqu'il arrive, il faudra nettoyer et ce n'est pas la collectivité qui doit supporter les frais pour ce genre de choses", conclut Marie Meunier. "Au-delà de mon cas personnel, j'espère qu'on ne retrouvera plus des tags pareils en ville. Nous devons continuer nos missions de sensibilisation et d'éducation. Et si quelqu'un a des soucis au CPAS, je rappelle que je suis toujours disponible pour en parler, notamment lors de mes permanences."