Mons

Une pétition circule. Une interpellation pourrait être demandée au conseil communal.

Le projet de centrale géothermique dans le parc des Ursulines continue de susciter beaucoup d'inquiétudes chez les riverains. Mercredi soir, l'IDEA a pu présenter son projet consistant à forer deux puits de 2500m de profondeur et à construire une centrale pour alimenter en énergie le CHU Ambroise Paré. Les questions étaient nombreuses. Malgré les réponses du responsable du projet et du bureau chargé de l'étude d'incidences, les inquiétudes demeurent.

Et la résistance s'organise parmi les riverains. Une pétition circule. Elle devrait être remise aux autorités montoises lundi, à l'occasion de la fin de l'enquête publique. Dans le document, le comité opposé à la centrale pointe notamment l'aspect expérimental et le choix de son implantation, en plein centre-ville, à proximité immédiate d'écoles, de l'hôpital et d'habitations. Il s'inquiète également du plan de mobilité qui sera mis en place durant la longue période des travaux, un plan considéré comme "utopique et dangereux". Le comité dénonce par ailleurs "un manque de communication flagrant et de nombreux non-dits [qui] n'ont pas permis aux habitants de prendre connaissance des risques et incidences entourant le projet".

Un riverain pourrait également procéder à une interpellation lors du conseil communal. François Colart habite le quartier et ses enfants fréquentent l'école des Ursulines. "La plupart des gens savent qu'il va y avoir un projet de géothermie, mais n'ont aucune idée de l'ampleur que ça va prendre", explique François Colart. "Moi aussi, quand on m'en a parlé, je me suis dit que ça pouvait être une bonne idée. Mais je me suis rendu compte que le chantier pouvait apporter des nuisances et des risques. Il y a une école juste à côté, mes enfants y vont."

Sur les nuisances et les risques sismiques, l'IDEA et le bureau chargé de l'étude d'incidences ont pourtant bien tenté de rassurer les riverains. Mais François Colart n'est pas encore convaincu. Il a l'impression qu'on prend top de risques. "Quand il y a eu Buizingen, Ghislenghien ou l'incendie des Mésanges, personne ne prédisait de telles catastrophes, ce n'était pas censé se produire. Si on peut me prouver à 100% qu'il n'y a aucun risque, pourquoi pas. Mais pour l'instant je ne suis pas rassuré."