Le groupe Ecolo a organisé sa première marche exploratoire dans le centre-ville de Mons

La sécurité dans la Cité du Doudou a été la saga de l’été dernier. Tous les partis politiques ont sorti "leur plan sécurité" pour y voir plus clair. Le MR sortait avec dix mesures phares, la majorité PS/CDH entamait une grande réunion avec tous les élus et les cadres de la police et Ecolo frappait avec un partenariat local de prévention (PLP) de la fête. La première marche exploratoire des lieux de fête a été organisée, vendredi soir, dans le centre-ville de Mons.

Cette marche atypique a débuté à la rue de la Clé, en empruntant la rue d’Havré, puis la rue de la Seuwe pour rejoindre l’Âne Barré. Ensuite, ces explorateurs ont rejoint la place de Bootle en empruntant la rue du Miroir. Ils sont remontés en direction de la place du Parc via la rue Verte et des 4 fils Aymon, et ont rejoint la rue Onze Novembre pour rejoindre la Grand-Place et descendre sur la place du Marché aux Herbes.

Quatre constats ont pu être posés. "De nombreuses jeunes femmes présentes dans le groupe ont utilisé des stratégies d’évitement pour ne pas passer par les rues qu’elles estiment dangereuses", rapporte Charlotte De Jaer, cheffe de file Ecolo. "Ainsi, elles préféreront faire un détour plutôt que d’emprunter la rue de la Seuwe pour rejoindre l’Îlot de la Grand-Place. Aucune n’emprunterait seule la rue du Miroir une fois la nuit tombée, ne parlons même pas de la cour du Lévrier Noir."

Une autre pierre d’achoppement relevée par les explorateurs concerne la luminosité. "Lorsqu’il y a des éclairages publics, il n’y en a pas partout, la lumière est forte et dirigée vers le trottoir. Malheureusement certaines ampoules sont cassées, d’autres étaient cachées par la végétation. Les rues commerçantes ou les enseignes qui sont illuminées sont jugées plus sécurisantes."

La propreté publique n’était pas non plus optimale alors qu’il est de notoriété publique qu’elle est essentielle dans la thématique abordée. "Les endroits sales, notamment ceux dans lesquels des malotrus urinent, sont fortement insécurisants. Si on peut y commettre des incivilités, l’impression est qu’on peut aussi y commettre d’autres actes comme des agressions. C’est notamment le cas dans l’Îlot de la Grand-Place et à proximité des bulles à verre à place de Bootle."

Si les lieux de sortie étaient ciblés, la marche exploratoire a relevé un gros point noir en matière de sécurité. "L’arrière de l’église Sainte-Elisabeth à la rue de Nimy est considéré comme largement insécurisant, notamment la petite placette autour de la statue de Léopold. Il fait très noir autour de la statue et la végétation est mal entretenue."

Forts de cette première expérience exploratrice, les écologistes déposeront une interpellation au conseil de police pour que ces marches soient organisées fréquemment et pour que les points noirs relevés soient changés.