Après Bruxelles ou Anvers, c'est à Mons qu'une statue a été prise pour cible.

Depuis le meurtre de George Floyd aux États-Unis, une vague de protestation antiraciste a submergé les quatre coins de la planète. En Belgique, elle a relancé le débat sur les violences attribuées à Leopold II durant la colonisation du Congo. À Anvers ou à Bruxelles notamment, des statues du roi ont été prises pour cible.

Mons rejoint la liste. Ce matin, la statue de Leopold II située à proximité de l'église Sainte-Elisabeth a pu être découverte recouverte de peinture rouge. Les mains du roi ont été ciblées en référence aux mains coupées des Congolais qui ont marqué l'époque coloniale. La mention "assassin" recouvre le nom du roi sur son piédestal. Sur les marches menant au monument, un rappel du 30 juin, date anniversaire de l'indépendance du Congo. La Ville de Mons nous a indiqué qu'elle allait procéder au nettoyage de la statue.

Le débat n'est pas nouveau dans la Cité du Doudou. En 2017, les autorités montoises décidaient d'installer une plaque commémorant l'indépendance du Congo sous le porche de l'Hôtel de Ville, afin de contrebalancer une autre plaque plus ancienne rendant hommage aux colons belges. Il y a quelques semaines, c'est à l'UMons qu'un buste de Leopold II était enlevé à la suite d'une pétition lancée par des étudiants.

© S.Ha

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