Mons Sous la pression de Transparencia, la ville de Mons a ajouté les documents sur son site internet.

Le collectif citoyen Transparencia a presque sabré le champagne cette semaine en apprenant que la ville de Mons avait accepté leurs doléances. Désormais, la composition des cabinets du bourgmestre, des échevins et du président du CPAS est publiée sur le site internet de la ville. Les noms, fonctions et dates d'entrée à la ville de chaque membre des cabinets y figurent.

"La pression citoyenne a payé", se réjouit Claude Archer, responsable de Transparencia. "Après maintes péripéties (nombreux contacts écrits et téléphoniques, manifestation, réunion avec le chef de cabinet du Bourgmestre, interpellation citoyenne au conseil communal), la composition tant attendue a été enfin mise en ligne sur le site de la ville."

Mais le collectif citoyen, qui a longtemps fait pression pour obtenir cette publication, n'est pas encore totalement satisfait. "Il manque des éléments qu'il faudrait encore ajouter. Les rémunérations ne sont pas affichées, les autres mandats non plus", pointe Claude Archer. "Par rapport au jugement de la CADA, ce n'est donc pas encore totalement respecté."

En décembre dernier, la Région wallonne, via sa Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), avait en effet donné raison à Transparencia dans le dossier de la ville de Liège. Elle devait publier pour chaque collaborateur ou expert externe d'un cabinet "sa date d'entrée en fonction et de sortie éventuelle; la modalité de son engagement [...]; la profession et l'employeur précédents; son volume d'emploi [...]; son titre et ses attributions et ou compétences; copie de sa fiche de rémunération annuelle brute; les mandats dérivés éventuels pour lesquels la commune/le collège l'a désigné."

Claude Archer s'appuie sur le verdict rendu à Liège pour l'appliquer à Mons. "Il reste donc encore un effort à faire. À Liège, ils ont accepté de publier la composition des cabinets la semaine dernière. À Bruxelles, quelques communes doivent encore le faire. À Anvers, le bourgmestre refuse catégoriquement pour le moment.