Toujours pas de perspectives de réouverture pour les restaurants. Mais à l'hôtel Van der Valk, on a trouvé la parade pour profiter d'un menu gastronomique tout en respectant les règles sanitaires. Les 19 et 20 mars en effet, l'hôtel ouvre ses cuisines à Benoît Neusy. Le chef étoilé concoctera un dîner quatre services qui sera servi… en chambre!

"Dans chaque chambre, des tables pour deux personnes seront dressées. L'idée est de pouvoir rester dans sa bulle tout en profitant d'un menu gastronomique, étant donné qu'on ne peut plus se déplacer au restaurant", nous confie-t-on du côté de l'hôtel Van der Valk. Pour l'établissement montois, c'est une façon d'aider un secteur à l'arrêt depuis longtemps tout en offrant un bon moment à ceux qui se languissent de pouvoir retourner au restaurant. "Les plats seront dressés et servis comme au restaurant. Mais tout se passera en chambre, dans le respect des règles sanitaires."

C'est une première à Mons, mais le groupe Van der Valk l'a déjà expérimenté dans son hôtel à Malines. "Ça avait super bien fonctionné. Donc quand on m'a proposé de le faire à Mons, j'ai sauté sur l'occasion", confie Benoît Neusy.

Le chef est bien connu dans la région montoise. Son restaurant l'Impératif était basé à Maisières. Il y a gagné son étoile avant de s'installer au Domaine d'Arondeau à Péruwelz. "Nous avons aussi un hôtel, mais mettre tout en place pour dix chambres seulement, ce n'est pas rentable."

Malgré le confinement, Benoît Neusy n'a pas raccroché. "Nous proposons à emporter un menu gastronomique quand il y a des événements comme la Saint-Valentin ou Pâques. Nous travaillons aussi avec Jacquy Cange qui nous réserve un espace dans sa boutique où nous proposons des plats plutôt pour le quotidien. Dernièrement, nous avons fait une paella et un burger toscan."

À Mons, c'est pour une centaine de personnes que le chef va pouvoir cuisiner. L'occasion de retrouver des sensations que la crise sanitaire a éprouvées. Benoît Neusy s'en réjouit, mais espère malgré tout pouvoir rouvrir son restaurant. "Le plus problématique, c'est de ne pas savoir quand ni comment nous allons pouvoir reprendre. On n'en sait rien. Mais je pense que même les responsables ne le savent pas", conclut le chef étoilé.