La collaboration s’articulera autour de trois axes : l’analyse des flux, l’expertise aux Urgences et le soutien aux équipes de terrain.

Le CHU Ambroise Paré et l’ONG Médecins Sans Frontières s’allient pour faire face à la pandémie Covid-19. La région de Mons est particulièrement touchée par le virus, c’est pourquoi MSF a décidé de soutenir le centre hospitalier. L’ONG dispose d’une expertise unique en termes de gestion des épidémies mondiales qui constituera un appui efficace et adapté à la situation que vit l’hôpital actuellement. Cette collaboration s’articule autour de 3 axes : l’analyse des flux, l’expertise du tri aux Urgences et le soutien aux équipes de terrain.

Lors d’une crise sanitaire, la gestion des flux relève d’une importance capitale. En effet, il est essentiel d’identifier des circuits distincts afin d’assurer la sécurité du personnel, des patients et de limiter la propagation du virus. Il faut également étudier les flux sortants et entrants afin d’éviter les risques de saturation tout en garantissant la continuité des soins à tous les patients qui en ont besoin.

En cette période de crise, les Urgences sont le point névralgique des hôpitaux. Il s’agit de l’unique porte d’entrée du CHU Ambroise Paré en dehors des interventions et consultations urgentes encore programmées. "MSF nous fournit des conseils afin d’organiser au mieux le tri de nos patients ambulants", explique Stéphane Olivier, directeur général du CHU Ambroise Paré. "Nous avons décidé d’organiser un pré-tri au niveau de notre sas des ambulances et non pas au sein de la tente installée sur le parking. Cette mesure vise à orienter les patients suspects Covid-19 vers le poste de médecine générale et la tente où ils seront examinés et nos autres patients vers notre service d’Urgences. Nous maintenons donc deux circuits distincts mais en optimisant davantage le flux de ces patients et la capacité de leur prise en charge".

MSF vient également en appui aux équipes présentes sur le terrain dont notamment celles d’hygiène hospitalière, des urgences ou encore des soins intensifs. L’ONG permet ainsi de réviser certaines procédures et d’en évaluer les besoins en termes de matériel par exemple ou encore de former le personnel à ces protocoles spécifiques. Elle évalue aussi avec, les équipes de l’hôpital, la possibilité de produire du matériel de protection renouvelable.

Le partenariat pourra prendre d’autres formes si les besoins l’exigent. "Nous avons mis en place un dispositif de triage et d'accueil d'une capacité de 50 lits (pouvant être étendue à 150 lits) pour les personnes vulnérables à Bruxelles", explique Stephan Goetghebuer, coordinateur des activités de MSF Mons/Hainaut. "Nous pourrions donc en faire autant à Mons en montant une structure, extérieure à l’hôpital, destinée à augmenter les capacités d’hospitalisation disponibles pour des patients stables nécessitant une surveillance mais pas une prise en charge lourde".