L'accident vasculaire cérébral, plus connu sous l'acronyme AVC, touche en moyenne 50 Belges par jour. C'est dire toute l'utilité de l'activité proposée par le CHU Ambroise-Paré le matin du 21 septembre, dans le hall de l'hôpital.

Des cardiologues et des neurologues seront en effet présents pour proposer diverses actions de dépistage et de sensibilisation dans le cadre de la semaine du cœur. Le dépistage sera focalisé sur la fibrillation auriculaire, la FA. Ce dysfonctionnement du rythme cardiaque chez l'adulte augmente considérablement le risque d'AVC. "Elle se caractérise par une activité très rapide, irrégulière et inefficace de la paroi des oreillettes du cœur", explique le Dr Janssen, chef de service de cardiologie. "Le risque de souffrir de ce trouble augmente avec l’âge et avec d’autres facteurs comme le diabète, l’hypertension artérielle et les maladies du cœur sous-jacentes. Les principales complications qui y sont liées sont l’insuffisance cardiaque et l’AVC. Si un patient souffre de FA, le risque de développer un AVC peut être multiplié par 5, d’où l’importance de cette matinée."

On sait par ailleurs qu'en cas d'AVC, chaque minute compte. Une intervention médicale rapide faisant souvent la différence entre un établissement complet et de graves séquelles permanentes, il est très important de bien reconnaître les signes d'un AVC. C'est ce qui sera également proposé lors des activités de mardi matin au CHU, grâce au test FAST pour Face, Arm, Speech et Time. La première étape consiste ainsi à demander à la victime de sourire et à vérifier si un coin de la bouche pend vers le bas. Il faut ensuite demander à la victime de tendre les deux bras vers l'avant et vérifier s'ils s'élèvent en même temps. Il faut également poser des questions et vérifier si la victime a du mal à comprendre ou à parler. Enfin, il faut déterminer la durée des symptômes.

"Un AVC est le plus souvent un arrêt brutal de la circulation du sang dans une zone du cerveau. Sans cet apport riche en oxygène, les cellules du cerveau commencent à mourir. À moins de restaurer l’apport sanguin, les parties affectées du cerveau meurent, ce qui entraîne l’invalidité voire le décès du patient", précise le Dr Elosegi, chef du service de neurologie du CHU Ambroise Paré.

Ouverte à tous, l'action de sensibilisation qui se tiendra mardi de 8h30 à 12h permettra de se faire la main pour prévenir d'éventuels soucis. Utile, surtout lorsqu'on sait que l'AVC est la quatrième cause de mortalité dans le monde.