Mons

Les Montois sont également concernés par la possible implantation de l'usine sur le zoning de Frameries.

L’usine à frites que projette d’installer le groupe Clarebout à Frameries a déjà fait couler beaucoup d’encre. Elle agite aussi la cité du Doudou. Les riverains directs craignent en effet des nuisances liées aux odeurs et au charroi que pourrait générer l’activité de cette importante usine de production de frites surgelées. Des nuisances qui pourraient avoir un impact aussi sur Mons, et plus particulièrement la commune de Cuesmes, voisine du zoning où Clarebout souhaite s’installer.

Mardi soir , peu de temps avant le conseil communal, une délégation de citoyens a ainsi manifesté devant l’hôtel de ville avant d’être reçue par le collège. Georges-Louis Bouchez de Mons en Mieux a par ailleurs déposé une motion proposant de déplacer le projet d’usine sur un autre site. "Nous ne sommes pas opposés à Clarebout ni aux activités économiques qui génèrent de l’emploi", explique Georges-Louis Bouchez. "Mais il est préférable de trouver des sites adaptés, avec des zones tampon entre les industries et les quartiers résidentiels. Il faudrait que l’Idea étudie les possibilités qui s’offrent sur le zoning de Ghlin-Baudour ou sur celui de Geothermia voire ailleurs encore."

Du côté du collège communal, on rappelle que le dossier est pour le moment au point mort. "Étant donné que le projet implique une modification du Plan de secteur, c’est la Région wallonne qui sera amenée à trancher", rappelle Maxime Pourtois, échevin de l’Urbanisme. "La Ville de Mons, en tant que commune limitrophe de Frameries, sera amenée à donner son avis lors de l’enquête publique. Mais pour l’instant, il n’y a pas encore eu de demande de permis. Le moment venu, nous interrogerons le bureau responsable de l’étude d’incidence sur toute une série de points qui concernent directement Mons. Nous pourrons alors nous positionner."

"Nous", ce sont les autorités communales. Mais pas seulement… "Le collège communal partage les préoccupations des citoyens qui craignent des nuisances", indique le bourgmestre Nicolas Martin. "C’est pourquoi nous avons décidé d’associer un comité de citoyens à l’instruction administrative que nous mènerons avant de rendre notre avis sur la demande de permis. C’est une première."