Si le vaccin contre le coronavirus occupe le devant de la scène, il ne faudrait pas oublier les autres. C'est pourquoi le Conseil Consultatif de la Santé de la Ville de Mons et le CHU Ambroise Paré s’associent à nouveau pour informer la population sur la prévention au Papillomavirus humain, le HPV.

Il existe deux cents Papillomavirus. Certains se transmettent par contact avec la peau, d'autres sont sexuellement transmissibles. Ce sont les plus dangereux, ils peuvent déboucher sur des cancers. Les HPV sont ainsi responsables de plus de 600.000 nouveaux cancers chaque année à travers le monde.

"Nous avons à cœur de promouvoir, par le biais d’actions concrètes, la santé sexuelle auprès de la population montoise. Cette dernière fait partie intégrante de la santé, du bien-être et de la qualité de vie des citoyens. En abordant le HPV, nous souhaitons informer parents et ados sur les moyens de prévenir efficacement les pathologies qui y sont associées", explique Marie Meunier, présidente du CPAS de Mons.

Celui du col utérin est le cancer le plus fréquent provoqué par les HPV. Mais ces virus peuvent aussi provoquer des cancers vulvaires, vaginaux, mais aussi de l’anus, du pénis, de la cavité buccale et de l’oropharynx. "Pour prévenir ces cancers, une solution simple peut être envisagée : la vaccination !", poursuit Marie Meunier. "Le vaccin est totalement gratuit pour les ados, âgés de 13 et 14 ans, et constitue la meilleure des protections face à ces maladies. De plus, elle est proposée par le personnel du service PSE attaché à l’école de l’élève lors des bilans de santé ou à l’école ou encore sur simple rendez-vous chez un médecin traitant ou spécialiste."

De nombreuses études ont démontré que la vaccination assure une forte protection contre les variants cancérigènes du HPV. Selon une étude récente publiée dans le Lancet, référence de la littérature médicale, 44 millions de femmes seraient atteintes d'un cancer du col utérin d'ici les 50 prochaines années sans vaccination. Mais les femmes ne sont pas les seules concernées. "Il est essentiel de signifier que ces cancers surviennent aussi chez l’homme. Les garçons infectés par certains HPV peuvent développer des cancers de la cavité buccale, de l’oropharynx, de la région anale ou du pénis", souligne le Dr Adrien Cailleaux, pédiatre au CHU Ambroise Paré, pour qui la vaccination protègera le vacciné ainsi que les futurs partenaires et contribuera à limiter la propagation du virus. "La protection après vaccination est proche des 100%. Idéalement, il est recommandé de le faire vers l’âge de 12-13 ans. Sachant que la transmission du virus est fortement liée à l’activité sexuelle, il semble peu utile de le réaliser avant cet âge. Cependant, il est aussi utile de spécifier que le vaccin peut être administré à tout âge ! Il est remboursé totalement pour les ados âgés de 12 à 18 ans et partiellement après cet âge."

Le CPAS de Mons et le CHU Ambroise-Paré vont mener une campagne d'information pour en lumière cette problématique de santé publique et sensibiliser davantage les familles à ce sujet. "Contribuer activement à la promotion de la santé auprès des citoyens de notre région constitue l’un des fers de lance de notre hôpital. Nous sommes heureux de pouvoir nous associer à des partenaires emblématiques tels que le CPAS et les plannings familiaux pour véhiculer ces messages d’intérêt public", conclut Marc Barvais, président du CHU Ambroise Paré.

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